Affaire Karimine: report du procès au 23 janvier

Mohamed Karimine.

Mohamed Karimine.

Revue de pressePlacé en détention préventive depuis dix mois pour son implication dans plusieurs affaires liées à des faits de corruption, de dilapidation de deniers publics et de falsifications de documents, l’ancien président de la commune urbaine de Bouznika M’Hamed Karimine a comparu jeudi dernier, 26 décembre 2024, devant la Cour d’appel de Casablanca, dans un dossier de falsification de sceaux de l’État et de documents officiels. Le procès reprend le 23 janvier prochain. Les détails dans cette revue de presse, tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 30/12/2024 à 19h11

L’ancien parlementaire du Parti de l’Istiqlal (PI), et ex-président de la commune urbaine de Bouznika, M’Hamed Karimine, se trouvait jeudi 26 décembre dernier dans le box des accusés de la Chambre criminelle de première instance de la Cour d’appel de Casablanca, chargée des crimes financiers.

Lors de cette audience, M’Hamed Karimine, le principal accusé, écroué à la prison de Oukacha depuis dix mois, était présent en état de détention, alors que ses coaccusés dans cette affaire, étaient absents, ce qui aurait poussé la Cour à reporter le procès au 23 janvier prochain, pour assurer la présence d’autres accusés, relaie Al Akhbar de ce mardi 31 décembre.

L’ex-président de la commune urbaine de Bouznika, M’Hamed Karimine, est poursuivi avec huit autres personnes dans cette affaire, pour «falsification de documents officiels et de sceaux de l’État».

Il s’agit, ont indiqué des sources interrogées par le quotidien, «du deuxième vice-président de la commune urbaine de Bouznika, Hamid B., durant le précédent mandat, du premier vice-président de la commune pendant ce mandat, du sixième vice-président, Brahim S., au cours de son mandat sur la période 2009-2015, des fonctionnaires de cette commune, ainsi que des techniciens spécialisés dans l’urbanisme».

Tous se retrouvent poursuivis pour «complicité de falsification de documents officiels» et pour avoir indûment usé de sceaux de l’État.

Cette affaire, rappelle le quotidien, avait éclaté suite à une plainte déposée par l’ancien responsable de la division de l’Urbanisme à la commune auprès du procureur général du Roi près la Cour d’appel de Casablanca, chargée des crimes financiers.

Cette plainte portait sur de graves infractions au code de l’urbanisme, sur des accusations de dilapidation de deniers publics, de falsification de documents officiels et de trafic d’influence.

Cette plainte, poursuit le quotidien, est intervenue après un rapport émis par la Cour des comptes, qui avait épinglé la gestion de la commune, en relevant des dysfonctionnements graves.

«Plusieurs chefs d’accusation pèsent aujourd’hui sur l’ancien député du PI, qui est également poursuivi, de même que l’ancien directeur de la société de gestion des déchets Ozone, dans une autre affaire de corruption, de détournement et de dilapidation de deniers publics», ont indiqué les sources d’Al Akhbar.

Par Mohamed Younsi
Le 30/12/2024 à 19h11

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