Exclusif. Vue du ciel, comment l’autoroute de l’eau de l’Oued Sebou transforme tout le paysage sur son passage

L’autoroute de l’oued Sebou, reliant Kénitra au barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah de Rabat. (Y.Mannan/Le360)

Le 22/12/2024 à 18h34

VidéoL’autoroute de l’oued Sebou, reliant Kénitra au barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah de Rabat, demeure un modèle marocain de réussite. Le débit est impressionnant et le paysage tout autour s’en ressent. Images exclusives..

Longue de 66 kilomètres, cette autoroute déverse chaque jour un débit de 1,2 million de mètres cubes, soit une vitesse de 15 m³/seconde, dans le barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah. Le lac s’est agrandi au point d’atteindre les plaines avoisinantes.

Ce transfert, réalisé grâce au savoir-faire marocain, a permis non seulement d’approvisionner Rabat et Casablanca en eau potable (800.000 m³ pour les deux villes), mais aussi de stocker dans le lac une réserve de 400.000 m³. Des projets similaires sont en préparation entre les bassins hydrauliques du nord et du sud. Les riverains de la zone du lac Mohammed Ben Abdellah, en particulier les agriculteurs aux cultures vivrières, nourrissent l’espoir de profiter de l’abondance de cette eau pour irriguer leurs terres.

Ce mégaprojet a nécessité un investissement d’environ six milliards de dirhams. L’autoroute de l’eau permettra d’acheminer un total de 400 millions de mètres cubes d’eau par an vers les régions de Rabat et Casablanca. Les maîtres d’ouvrage de cette réalisation majeure sont notamment les ministères de l’Équipement et de l’Eau, de l’Agriculture, de l’Intérieur, de l’Économie et des Finances, ainsi que l’Office de mise en valeur agricole du Gharb.

Le Maroc a réussi ce mégaprojet, le premier du genre en Afrique, grâce à des expertises marocaines. Outre la Société nouvelle des conduites d’eau (SNCE), les autres entreprises nationales ayant contribué aux grands travaux sont la Société maghrébine de génie civil (SOMAGEC), la Société générale des travaux du Maroc (SGTM) et la Société de travaux agricoles marocains (STAM).

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 22/12/2024 à 18h34

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M'étais le paquet sur le traitement des eaux usées il y a fortement a faire dans ce domaine, quel est la position actuelle du pays dans ce domaine ? Je pense très faible

Fès la ville qui n' a jamais connu de pénurie d'eau dans son histoire. Après le transfert de ses eaux à Meknès s à Kénitra et enfin par l'autoroute hydraulique à rabat casa Marrakech enfin à tout le maroc. Fès connaîtra donc la pénurie pour la première fois de son histoire. Ain sultan l'abondante actuellement sèche. Alors que l'usine tout près exporte cette eau au monde. Ain ben semim actuellement sèche. alors que l'usine ain ifran exporte l'eau au monde. De même les autres sources et bassins. Les millionnaires deviennent des milliardaires et les pauvres quittent leurs Terres et leurs maisons. C'est honteux.

Et dire qu'il y a encore énormément d'eau de nos fleuves qui se jette dans l'atlantique alors que nos agriculteurs en ont besoin. Le printemps dernier, lors des fortes précipitations qui se sont abattues sur le Nord, le Loukkos était en furie, il débordait et le débit était déchaîné, imaginez un seul instant si on avait construit un canal comme celui pour l'amener jusqu'au Sebou, ensuite Bouregreg, Oum Rabi3, le Tensift vers Marrakech, le Souss.... Bref malgré ça bravo à Akhannouch pour avoir fait en 8 mois ce que n'a pas fait les gouvernements précédents

La solution suprême est de construire un pipe-line pour transporter l'eau du fleuve Sénégal à Agadir ou de chercher des réserves d'eau souterraines dans le désert et de construire un canal vers le nord .

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