Explosion à La Haye: quatre Marocains devant la justice néerlandaise

Un incendie à La Haye aux Pays-Bas en décembre 2024 a causé la mort de 6 personnes.

Un incendie à La Haye aux Pays-Bas en décembre 2024 a causé la mort de 6 personnes.

Revue de presseDans deux semaines s’ouvrira le procès des personnes impliquées dans l’explosion et l’effondrement d’un immeuble dans un quartier de La Haye en décembre dernier, dont quatre Marocains. Les investigations n’ont pas encore permis de lever tous les mystères entourant cette affaire, selon une revue de presse du quotidien Assabah.

Le 01/03/2025 à 00h02

Les investigations des autorités sécuritaires néerlandaises sur l’explosion et l’effondrement d’un immeuble dans un quartier résidentiel de La Haye, aux Pays-Bas, qui a causé la mort de six personnes en décembre 2024, ont conduit à l’identification d’un groupe de Marocains.

«Cet événement a entraîné la déclaration d’un état d’alerte maximale au sein du gouvernement néerlandais et une grande vague de solidarité avec les victimes», rapporte le quotidien Assabah dans son édition du week-end des 1er et 2 mars.

Les premières audiences du procès devraient démarrer le 14 mars prochain au tribunal de La Haye. Parmi les accusés figurent Elias (23 ans), Mourad (29 ans) et Mouchtaq B. (33 ans), qui font face aux chefs d’inculpation de «meurtre prémédité, tentative de meurtre par incendie des habitants de l’immeuble, incendie volontaire destiné à semer le chaos».

Le Parquet néerlandais, poursuit Assabah, «a révélé certains détails de l’affaire». Cette déflagration a fait six morts et quatre blessés dans un état critique, rappelle le quotidien.

D’après les investigations, les auteurs ont déversé 200 litres d’essence sur des robes de mariée de luxe situées dans une boutique d’un quartier résidentiel, avant d’y mettre le feu. L’incendie a provoqué l’effondrement de l’immeuble, détaille le quotidien.

Selon le quotidien, l’enquête des services de sécurité néerlandais révèle que Mouchtaq B., principal suspect, aurait planifié l’explosion pour des raisons passionnelles, suite à une rupture avec la propriétaire du commerce, une version contestée par son avocat. Un autre accusé affirme quant à lui que le projet initial était un simple vol, qui a malheureusement tourné au désastre.

L’enquête a également mis en lumière des aspects inexpliqués de la boutique ciblée: bien qu’elle contienne des robes de luxe, les témoignages des riverains indiquent une faible fréquentation. Selon Assabah, le bâtiment abritait initialement une salle de sport avec des installations souterraines, y compris des saunas, et certains témoins évoquent le stockage de stupéfiants

Face à la gravité de l’explosion, le gouvernement néerlandais s’est mobilisé. Le Premier ministre Dick Schoof et le ministre de la Justice David van Weel se sont rendus sur place, affirmant disposer de preuves solides d’un acte de crime organisé, étayées par la fuite précipitée d’un véhicule après l’explosion. Ils ont promis de traduire les coupables en justice.

Au lendemain du drame, les drapeaux ont été mis en berne pendant deux jours, précise le quotidien. Les Néerlandais ont lancé une campagne de dons pour les victimes, qui a dépassé 250.000 euros, afin d’aider les familles qui se sont retrouvées sans abri après l’effondrement de leurs maisons.

Depuis l’explosion, les spéculations vont bon train, conclut le quotidien. L’opinion publique néerlandaise continue de s’interroger sur les vrais raisons ayant conduit à cette catastrophe. «Certaines déclarations évoquent des incidents suspects, notamment la possibilité qu’un laboratoire de drogue ait été installé dans sous-sol de l’immeuble».

Par Amyne Asmlal
Le 01/03/2025 à 00h02

Bienvenue dans l’espace commentaire

Nous souhaitons un espace de débat, d’échange et de dialogue. Afin d'améliorer la qualité des échanges sous nos articles, ainsi que votre expérience de contribution, nous vous invitons à consulter nos règles d’utilisation.

Lire notre charte

VOS RÉACTIONS

0/800