Gestion de l’eau potable à Figuig et nouvelle SRM: les explications du ministère de l’Intérieur

Lors de la rencontre de communication sur la gestion de la distribution de l’eau et de l’électricité dans la province de Figuig, organisée par le ministère de l'Intérieur à Bouarfa, le 21 mars 2024.

Le 22/03/2024 à 11h21

VidéoUne rencontre de communication sur la gestion du secteur de distribution de l’eau, de l’électricité et de l’assainissement liquide au niveau de la province de Figuig s’est tenue, le jeudi 21 mars à Bouarfa, dans le sillage de la création des sociétés régionales multiservices (SRM).

Tenue sous la présidence de Mouaad Jamai, wali de la région de l’Oriental, gouverneur de la préfecture d’Oujda-Angad, en présence de Mustapha El Habti, gouverneur, directeur des réseaux publics locaux au ministère de l’Intérieur, et de Mohamed Derhem, gouverneur de la province de Figuig, cette réunion a passé en revue les principaux objectifs et le cadre juridique et institutionnel de la réforme du secteur de distribution de l’eau, de l’électricité et de l’assainissement liquide.

Dans son allocution, Mouaad Jamai a souligné que cette réforme, a pour but d’impulser la régionalisation avancée, mettre en œuvre les principes de la bonne gouvernance dans la gestion des services publics et remédier aux défaillances observées dans la distribution de l’eau potable et aux problèmes entravant la capacité des acteurs actuels à accompagner la demande croissante en termes de services d’eau, d’assainissement liquide et d’électricité et à assurer l’équilibre dans la distribution de ces services au niveau territorial, notamment en milieu rural.

(Reportage vidéo par Mohammed Chellay)

Le wali de la région de l’Oriental a également relevé que les changements climatiques ont aggravé les problèmes du secteur, nécessitant la mise en place d’un cadre juridique adéquat, favorisant un nouveau mode de gestion par le biais d’entreprises publiques sous forme de sociétés régionales multiservices (SRM), permettant de rationaliser les investissements réalisés dans le secteur et de pallier les disparités régionales dans la distribution de l’eau et de l’énergie.

L’attribution de la mission de distribution d’eau potable à une société régionale multiservices vise à créer un espace institutionnel favorisant la synergie entre les différents intervenants afin de pallier les chevauchements des champs d’intervention, améliorer l’efficacité des dépenses d’investissement et d’exploitation, réduire les disparités régionales, en particulier entre les zones urbaines et rurales, et rapprocher ces services des citoyens en conférant une dimension territoriale à l’intervention de la société, a-t-il poursuivi.

Une société à actionnariat public, et non pas privé

À cet égard, Mouad Jamai a souligné que l’intervention de la SRM dans le secteur de l’eau se limite à la distribution de l’eau potable aux habitants de la région, sans couvrir les autres domaines d’usage de cette ressource, en particulier l’irrigation agricole, précisant qu’il s’agit d’une «société à actionnariat public, et non pas privé».

Parallèlement à la réforme du secteur, nombre de mesures ont été prises pour garantir l’accès des habitants à l’eau potable au niveau de la région de l’Oriental en général, et de la province de Figuig en particulier, auxquelles s’ajoute que la programmation de projets hydrauliques dans la commune de Figuig pour protéger la nappe phréatique, prévenir les inondations des oasis, augmenter la productivité agricole, étendre le périmètre irrigué et créer des opportunités d’emploi.

De son côté, le gouverneur de la province de Figuig, Mohamed Derhem, a abordé la situation hydrologique dans la région, soulignant que le niveau des nappes phréatiques de la ville de Figuig connaît une baisse en raison de l’exploitation excessive des eaux souterraines due à la rareté des précipitations.

Il s’est attardé également sur la carte de la consommation individuelle de l’eau potable à Figuig, notant que le taux de consommation individuelle par jour au niveau des sept Ksours de la commune dépasse largement le taux de consommation quotidien national (70 litres), atteignant même la moyenne de 136 litres dans certains Ksours.

471 millions de dirhams et des dysfonctionnements en série

Lors de sa présentation sur la gestion des infrastructures d’eau potable dans la commune, il a évoqué les divers dysfonctionnements observés en termes de distribution d’eau potable, tels que «le tarif forfaitaire», le manque de ressources humaines et l’utilisation de l’eau potable pour l’irrigation agricole. Il a noté que le total des arriérés de paiement des frais de consommation d’eau potable dépassait, au 31 décembre 2023, les 2,12 millions de dirhams.

Le gouverneur de la province de Figuig a, en outre, présenté les principaux investissements publics, totalisant 471 millions de dirhams, pour la réalisation de projets visant principalement à préserver la nappe phréatique. D’autres intervenants parmi les élus locaux et membres de la société civile se sont félicités de la tenue de cette réunion de communication, appelant à redoubler d’efforts pour améliorer la gestion des ressources en eau dans la région.

Après avoir exprimé leurs préoccupations et appréhensions au sujet de la qualité de l’eau, de la salinisation et de l’épuisement des nappes phréatiques, ils se sont félicités des investissements publics visant à protéger l’oasis contre les inondations, à augmenter le rendement de l’activité agricole, et à étendre le périmètre irrigué à travers la construction des barrages de Rkiza et Sfisef et la mise en place d’une station de traitement des eaux usées à Figuig.

Par Le360 (avec MAP)
Le 22/03/2024 à 11h21

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Je n'en crois pas mes yeux, enfin On ose s'intéresser au sorts des Figuiguis, enclavés encerclé par l'algérie, que dis-je, étouffés. Oasis avec son histoire ancestrale et qui paie jusqu'à nos jours les représailles du régime d'alger depuis octobre/novembre 1963. exp navrant. Dans les années 1980 l'armée algérienne investi Al Arja quand ça lui chante, sous des prétextes fallacieux elle kidnappe quelques hommes de tous âges en train de cultiver leurs parcelles et les emmène en algérie, leur fait faire des corvées puis les relâche au bout de peu de jours, jamais l'état marocain ne s'est intéressé a ces graves manquements, ni a cette frontière entre béni ounif et figuig qui était située y a plus de 60 ans a 200 m au nord de la gare sncf de béni ounif la voilà a 500 m de Figuig sud

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