Kenitra: mainmise sur les lots de terrain réservés aux zones industrielles

DR

Revue de presseKiosque360. Des intermédiaires et des spéculateurs à Kénitra se sont accaparés, à des prix symboliques, des lots de terrain réservés à l’investissement dans la zone industrielle pour les revendre en réalisant des profits mirifiques. Cet article est une revue de presse du quotidien Al Akhbar.

Le 29/08/2022 à 06h24

Un scandale a éclaté à Kenitra après la découverte d’un réseau composé d’intermédiaires (samsaras) et de spéculateurs qui trafiquent dans des lots de terrain réservés à l’investissement dans la zone industrielle. Le quotidien Al Akhbar rapporte, dans son édition du lundi 29 août, que les membres de ce réseau achètent ces biens fonciers dans le but de les revendre à des prix élevés.

Face à la propagation de ce phénomène qui entrave l’investissement dans la ville, un homme d’affaires a déposé une plainte auprès du tribunal de première instance. Le plaignant souligne qu’il a conclu un accord avec une société de crédit-bail, pour l’acquisition d’un bien immobilier, en demandant au notaire d’effectuer un versement de 2,7 millions de dirhams. Mais à sa grande surprise, les représentants juridiques de la société de crédit ont, sans justification aucune, coupé tout contact avec l’investisseur et le notaire chargé d’authentifier l’opération de vente. Devant les multiples tentatives à l'amiable du plaignant, cette société a essayé de se dérober en arguant que le responsable de ce dossier était en congé. Sauf qu’après avoir repris le travail, ce responsable a, encore une fois, rompu le contact tout en suspendant l’opération de transfert de proprieté, bien que le plaignant se soit acquitté de tous ses engagements envers cette institution.

Le quotidien Al Akhbar souligne que l’homme d’affaires a fini par découvrir que des individus appartenant au réseau des intermédiaires (samsara) se sont accaparés cette opération de vente par des moyens détournés. Ils ont profité de leurs relations à l’intérieur de l’Agence urbaine qui leur ont ouvert leurs portes en dehors des horaires de travail. Les mêmes sources indiquent que des spéculateurs achètent des lots de terrains avec à prix symboliques dans les différentes zones industrielles de la ville et les revendent à des prix exorbitants.

Le ministre du Commerce et de l'Industrie a pris des mesures pour lutter contre ces pratiques anticoncurrentielles. Il a ainsi procédé à la valorisation des lots de terrains dans les contrats et les cahiers des charges relatifs à la réalisation de nouveaux quartiers industriels. Ces dispositions obligent l’investisseur à entamer la réalisation de son projet selon un calendrier fixé au préalable. Par ailleurs, des commissions locales conjointes procèdent à la cession des lots de terrain dans les différentes zones industrielles, conformément à des critères clairs permettant la réalisation des projets des investisseurs dans les meilleures conditions.

Par Hassan Benadad
Le 29/08/2022 à 06h24

Bienvenue dans l’espace commentaire

Nous souhaitons un espace de débat, d’échange et de dialogue. Afin d'améliorer la qualité des échanges sous nos articles, ainsi que votre expérience de contribution, nous vous invitons à consulter nos règles d’utilisation.

Lire notre charte

VOS RÉACTIONS

Mais que fait la police...

La mise en oeuvre du lotissement sania a retardé pour plus de 10 ans, pr qles raisons?

Les semsaras ne sont que le dernier maillon de la chaîne. Rien n'est possible sans le soutien de hauts responsables dans les administrations !

Ce système de SAMSARA entrave plusieurs activités, immobilier, automobiles Etc... Les autorités doivent mettre fin à ce genre de pratiques et protéger ainsi les investisseurs locaux et étrangers.

Ces pratiques ont commencé depuis plusieurs années à Tanger, dans les zones TFZ et TAC où des personnalités influentes achètent des dizaines de lots de terrains avec la complicité de l'agence gestionnaire de ces zones. Ces lots soient revendus des investisseurs étrangers soit construits et loués à des pris forts. Ces mêmes Samsaras sont aujourd'hui à Kenitra et à Bouknadel pour le même business.

S'il était français il aurait acheté le terrain a 35 dh cela vient de se produire dans une ville du royaume

0/800