Répondant à une question du média Le360, Mustapha Baïtas, porte-parole du gouvernement, a précisé que dans une première étape, l’État a transféré, en prenant en charge leurs cotisations, 11,1 millions d’anciens Ramédistes vers l’AMO Attadamoun (Assurance maladie obligatoire). Les engagements financiers de l’État pour ces ex-Ramédistes ont coûté 9,5 milliards de dirhams par an.
À ces bénéficiaires, s’ajoutent 1,7 million de personnes issues de la catégorie des non-salariés. Avec leurs familles et leurs ayants droit, ces derniers s’élèvent à plus de 3 millions d’âmes. Le responsable gouvernemental a souligné que la couverture médicale au profit des 24,7 millions de personnes est composée des affiliés à la CNSS, à l’AMO et à l’AMO Chamil et des non-salariés.
«La protection médicale et sociale à travers la CNSS n’a exclu personne (contrairement à ce qui se dit NDLR)», a martelé le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement. Interrogé pour savoir si le gouvernement a omis une catégorie de vulnérables comme le signalent le Conseil économique, social et environnemental (CESE) et le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), le porte-parole a répondu par la négative.
«Absolument pas. Tous les citoyens marocains ont été inclus selon différentes classifications, même ceux qui ne travaillent pas disposent d’un régime spécifique, leur permettant de cotiser individuellement au système de santé», a-t-il rappelé. Mustapha Baïtas a reconnu néanmoins que «tout chantier enregistre des défaillances, surtout quand il est de création récente.»
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