Vidéo. Quand la pluie met à nu la faiblesse des infrastructures, et des élus, à Salé et à Sidi Taïbi

Le360

La ville de Salé ainsi que sa banlieue immédiate ont faiblement résisté à la force des précipitations de ces derniers jours: rues noyées d'eau, canalisations bouchées, maisons inondées… Reportage.

Le 08/01/2021 à 18h07

Le360 a parcouru les rues de Salé ainsi que certains points de Sidi Taïbi, toutes deux sous des trombes d’eau, ce vendredi 8 janvier 2021.

La pluie de ces derniers jours a provoqué des inondations partout, en particulier à Sidi Taïbi, un village démuni de toute sorte d’infrastructures de base. Faute de ces infrastructures, les baraques, -principal type de logement de la zone-, sont noyées, les rues sont boueuses… La crue d'un oued sorti de son lit, à proximité a inondé les quelques espaces verts qui étaient là, ainsi que les routes.

Ici, la vie est quasiment moyenâgeuse, alors que la modernité -avec la proximité de la capitale, Rabat- n'est qu'à 42 kilomètres au sud, seulement. Les 70.000 habitants de ce village, qui a poussé comme un champignon vers la fin des années 80, vivent une véritable tragédie, livrés à eux-mêmes et impuissants, devant des élus, qualifiés d’"aveugles" et de "sourds".

Les habitants de Sidi Taïbi dénoncent la "mauvaise gestion de leur municipalité par le PJD".

"Ces élus fuient leurs responsabilités. Le président du pjd de la commune a brillé par son absence durant ces jours de pluie, laissant les populations face à leur triste sort", a affirmé Hafid Yassine, un habitant, dans une déclaration pour Le360. 

"Nous avons trouvé une assistance, a-t-il indiqué, auprès du pacha, du caïd, d'autres agents d'autorité et de la Protection civile".

Quant à Jamal Laâyouni, représentant d'une ONG locale, il a estimé que "la pluie aggrave la situation des gens face à l'absence d'infrastructures et à la faiblesse des élus locaux".

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Benmini
Le 08/01/2021 à 18h07

Bienvenue dans l’espace commentaire

Nous souhaitons un espace de débat, d’échange et de dialogue. Afin d'améliorer la qualité des échanges sous nos articles, ainsi que votre expérience de contribution, nous vous invitons à consulter nos règles d’utilisation.

Lire notre charte

VOS RÉACTIONS

Les premiers responsables de toutes les innondations au Maroc, sont en premier lieu les citoyens et les entreprises de construction qui déversent les déchets de construction sur les chaussées, les terrains vagues, les falaises du bord de la mer, sans tenir compte des dégâts qu'ils causent à l'environnement, aux bouches d'évacuation des eaux usagés et des pluits. Les autorités n'ont jamais fait un effort pour obliger les entrepreneurs et les citoyens contrevenants à nettoyer les abords des chantiers et d'évacuer les encombrants dans des endroits désignés par les autorités. Les sévices de l'urbanisme dans le pays sont tous des abonnés absents pour faire signer un cahier de charge aux entreprises pour nettoyer leurs chantiers pendant et après les travaux, et ils ne font aucun effort pour limiter les dégâts. Le résultat est là! Les pertes sont énormes et les victimes des intempéries se comptent par dizaines, à cause de l'anarchie qui règne dans le domaine de construction dans tout le pays. Quand au gouvernement, il y'a longtemps qu'il a démissionné de ses fonctions, et lègue ses responsabilités à des fonctionnaires et des hauts fonctionnaires très coûteux qu'il nomme à tours de bras, et rien ne change, mais ça devient de pires en pires.

le maroc tout puissant

0/800