Un pays peut-il tenir debout quand il se découvre, soudain, trois têtes pour une seule nuque? À Alger, un président institutionnel, juché sur l’ossature militaire plus que sur l’adhésion populaire. À Tindouf, un président d’appoint, souverain d’un mirage sans monnaie ni frontières. Et en Kabylie, un président de défi, venu rappeler que l’unité proclamée ne suffit pas à effacer l’identité d’un peuple. L’Algérie ressemble alors à une partie d’échecs où l’on a multiplié les rois… sans jamais gagner la paix.