Présenté comme l’instrument central du redressement industriel de l’Europe, l’Industrial Accelerator Act (IAA) prévoit d’introduire une forme de préférence européenne dans les secteurs stratégiques bénéficiant de financements publics. Une rupture? Culturelle, sans doute, pour une Union européenne longtemps réticente à toute politique industrielle souveraine. Mais pas dans les logiques de pouvoir qui s’y affrontent. La bataille autour du «Made in Europe» offre un modèle de lobbying en trois temps, où se mêlent clivages entre eurocrates, intérêts divergents des États membres et stratégies parlementaires.