Depuis sa généralisation par la Loi de finances 2026, la retenue à la source suscite interrogations et réserves au sein du monde économique. Présentée par certains comme une contrainte supplémentaire pour l’entreprise, elle s’inscrit pourtant, selon Hassan El Ktini, docteur en droit - Université Grenoble Alpes - et chercheur universitaire, dans une trajectoire visant à sécuriser les flux fiscaux, renforcer la transparence et rééquilibrer le pacte entre l’État et les acteurs économiques. Au-delà du mécanisme technique, c’est une véritable doctrine de co-responsabilité qui se dessine: celle d’une «symbiose fiscale» où stabilité budgétaire et dynamique entrepreneuriale ne s’opposent plus, mais se consolident mutuellement.