Tous les articles correspondant à #roman

Parution. «Pigiste au Monde» de Tahar Ben Jelloun: chronique d’une initiation
C’est l’histoire autobiographique d’un jeune Maghrébin arrivé en France, entrant avec crainte et admiration dans les couloirs enfumés du quotidien «Le Monde». Entre souvenirs lumineux et blessures tenaces, Tahar Ben Jelloun livre une traversée de près de quarante ans, où la subjectivité assumée fait basculer l’institution dans le romanesque et la mémoire personnelle dans l’histoire collective.
Billet littéraire KS. Ep. 75. «Café noir», recueil de nouvelles collectif, ou le polar revisité
Neuf nouvelles, neuf pays, un même goût du noir. Dans «Café noir», le polar devient un outil d’exploration sociale et politique, révélant les fractures intimes, les violences ordinaires et les désillusions contemporaines. Une anthologie internationale qui détourne les codes du genre pour mieux interroger le monde.
Billet littéraire KS. Ep. 73. «Quatre jours sans ma mère», de Ramsès Kefi, ou la quête des origines
Une mère disparaît sans bruit, laissant une casserole sur le feu et un mot d’amour en guise d’adieu provisoire. En quatre jours d’absence, ce premier roman de l’écrivain franco-tunisien Ramsès Kefi fait vaciller un fils adulte resté enfant, un père démuni et tout un édifice familial bâti sur le silence. Court et dense, ce texte drôle et bouleversant explore la dignité invisible des mères, la fragilité des hommes et la quête tardive d’une identité façonnée par l’exil et les non-dits.
Billet littéraire KS. Ep. 72. «Partout le même ciel», de Hajar Bali, ou les désillusions algériennes
Hajar Bali signe un roman d’apprentissage et de désillusion où l’intime se heurte de plein fouet à l’Histoire. À travers le destin de deux adolescents épris de liberté et la figure énigmatique d’un mentor en quête de rédemption, l’auteure capte l’élan, l’ivresse puis l’échec du Hirak, et dresse le portrait sensible d’une génération algérienne réveillée trop tard, condamnée à choisir entre l’exil et l’étouffement.
Billet littéraire KS. Ep. 71. «Je suis ma liberté», de Nasser Abu Srour, sacré par le Prix de la littérature arabe 2025
Le Prix de la littérature arabe 2025, coorganisé par la Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe, a choisi cette année de consacrer un texte singulier et bouleversant: «Je suis ma liberté» du palestinien Nasser Abu Srour, traduit en français par Gallimard en janvier 2025. Pourquoi ce choix et en quoi ce récit régénère-t-il la littérature?
Billet littéraire KS. Ep. 70. «Le coiffeur aux mains rouges», de Kebir Mustapha Ammi, ou par-delà le Mal
Dans son dernier roman, Kebir Mustapha Ammi transforme un simple face-à-face en tragédie mémorielle où la guerre d’Algérie continue de tuer, soixante ans plus tard, par-delà les frontières et les générations. À Arcueil, sur la Nationale 20, un fils de bourreau retrouve enfin le fils de la victime: deux hommes que tout sépare, sauf le sang versé en 1962 et la plaie béante d’un crime fondateur. Entre vengeance et pardon, justice et remords, Ammi signe un polar politique hanté par la transmission du trauma.
Billet littéraire KS. Ep. 69. «Ils se sont tant aimés», de Tahar Ben Jelloun, ou l’amour à l’épreuve du temps
Roman des secondes chances et des vies abîmées, «Ils se sont tant aimés» explore la possibilité d’aimer encore quand la jeunesse s’est enfuie et que le passé pèse davantage que les élans. En suivant Lamia et Nabile, qui se retrouvent des années après leur divorce dans une Casablanca moderne mais guindée, Tahar Ben Jelloun signe un récit tendre, grave et lucide, où l’intime devient miroir d’un Maroc urbain traversé par les contradictions sociales, morales et politiques de son époque.
Billet littéraire KS. Ep. 68. «L’homme qui lisait des livres», de Rachid Benzine, ou l’humanité partagée
Au cœur des ruines de Gaza, un photographe français croise un vieil homme qui lit, imperturbable parmi les décombres. De cet instant suspendu naît le récit d’une vie et d’un peuple: Rachid Benzine propose, avec «L’homme qui lisait des livres», un conte philosophique engagé où la mémoire et la littérature deviennent les ultimes remparts de l’humanité.
Casablanca: Rachid Benzine présente son dernier roman, «L’homme qui lisait des livres»
Le 11 novembre, à la librairie Porte d’Anfa, Rachid Benzine présentait à son public marocain son nouveau roman, «L’homme qui lisait des livres», qui vient de paraître aux éditions Julliard. Rencontre.
Billet littéraire KS. Ep. 67. «La joie ennemie», de Kaouther Adimi, ou les mémoires de la décennie noire
Kaouther Adimi livre un récit bouleversant où l’intime se heurte à l’Histoire. À travers une nuit d’écriture face aux toiles de la peintresse algérienne Baya, l’écrivaine convoque les fantômes de son enfance, marquée par la guerre civile en Algérie. Une exploration poignante de la mémoire, de l’exil, de l’art et du choix de la joie comme forme de résistance.