Tous les articles correspondant à #roman

Le roman marocain se porte bien
Je tiens à saluer la parution de deux livres signés par des auteurs marocains. Le premier, «Il fait nuit chez les Berbères», de Mohamed Nedali, est un roman merveilleux à lire en ces temps où les grandes puissances nous font peur. Le deuxième est un récit étonnant de Kebir Mustapha Ammi sur Joséphine Baker. Que vient faire cette dame exceptionnelle dans l’œuvre littéraire de Ammi? Il se trouve que Joséphine Baker est passée par Marrakech, où elle a séjourné durant la guerre.
Billet littéraire KS. Ep 40. «J’emporterai le feu», de Leïla Slimani, ou comment redorer son blason
«J’emporterai le feu», troisième volet de la saga Slimani, est un portrait d’émigration de la jeune génération marocaine. À travers ses figures féminines, Leïla Slimani questionne le poids des héritages familiaux et des luttes sociales, tout en offrant une critique acerbe des fractures identitaires dans un monde globalisé. Le feu, métaphore de la rébellion et de la liberté, incarne la nécessité de s’extraire des carcans sociaux et familiaux pour trouver son propre chemin.
Billet littéraire KS. Ep 39. «La hchouma», de Dounia Hadni, ou le roman de l’exil (im)possible
Dans «La hchouma», Dounia Hadni déconstruit les illusions de l’exil. Son personnage, Sylia, tiraillé entre son Maroc natal et sa vie parisienne, tente de fuir un carcan familial oppressant. Mais ni l’enterrement du patriarche ni la liberté apparente de Paris ne suffisent à la libérer d’un poids ancestral: celui de la honte. Un texte qualifié par l’auteure d’autobiographique romancé, percutant sur l’identité, le désir et la mémoire traumatique.
Billet littéraire KS. Ep 38. «Tout le bruit du Guéliz», de Ruben Barrouk, ou le retour aux sources d’un juif marocain
Alors que Paulette, doyenne d’une famille juive restée à Marrakech, est perturbée par un bruit inexplicable dans sa maison, sa descendance revient de France pour l’aider à découvrir l’origine mystérieuse de ce son. La réunion familiale se transforme en une immersion dans l’histoire séfarade et l’héritage judéomarocain. Telle est la trame de «Tout le bruit du Guéliz», roman autobiographique du jeune écrivain français Ruben Barrouk.
Billet littéraire KS. Ep 35. «Le quatrième livre», de Mokhtar Chaoui, ou les immoralités d’un fqih
Mokhtar Chaoui brosse le portrait ambivalent de Mehdi, un personnage étonnant qui commet des turpitudes religieuses tout en enseignant le Coran aux enfants dans une mosquée. À travers son errance marquée par l’amour interdit et l’hypocrisie, le roman interroge les contradictions humaines et les failles des institutions religieuses et sociales. Une œuvre puissante et audacieuse qui dévoile avec lyrisme et profondeur les nuances du désir, de la foi et de la rédemption.
Billet littéraire KS. Ep 34. «Bientôt les vivants», d’Amina Damerdji, ou les fantômes de la décennie noire algérienne
Une nuit de septembre 1997, un village bascule dans l’horreur. Témoins des massacres de la décennie noire, Selma et sa famille bourgeoise vont devoir vivre avec le drame entraperçu, incarnant les contradictions de l’Algérie à la croisée des chemins. Entre amertumes personnelles et déchirement national, le roman dépeint avec brio une fresque sociale poignante et l’impact de la violence sur l’intime.
Billet littéraire KS. Ep 33. «Les carnets d’El-Razi», d’Aymen Daboussi, ou les mémoires d’un psychiatre tunisien
Le roman du jeune auteur Aymen Daboussi, traduit de l’arabe, se déroule en vase clos dans l’univers oppressant de l’hôpital psychiatrique El-Razi, dans la banlieue de Tunis. Un récit cru et profondément humain sur la marginalité et la violence sociale. Il s’agit surtout d’une fable contemporaine, légère et cocasse, sur la société tunisienne. Un roman sélectionné en septembre 2024 pour le Prix de la littérature arabe (Institut du monde arabe et Fondation Lagardère).
Présentation à Marrakech du dernier roman «La nuit nous emportera» de Mahi Binebine
Le dernier roman «La nuit nous emportera» de l’auteur et artiste marocain, Mahi Binebine, a été présenté au grand public lors d’une rencontre littéraire organisée, samedi, à Marrakech.
Billet littéraire KS. Ep 32. «Du pain sur la table de l’oncle Milad», de Mohammed Alnaas, ou la féminité dévoilée d’un jeune Libyen
«Du pain sur la table de l’oncle Milad», de l’écrivain libyen Mohammed Alnaas, explore les failles d’une société tiraillée entre tradition et modernité. À travers le parcours de Milad al-Usta, un jeune boulanger sensible, tourmenté et très efféminé, qui n’assume pas son rôle d’homme, l’auteur interroge les injonctions liées à la virilité, aux normes sociales et au rôle des femmes dans la Libye de Kadhafi. Traduit de l’arabe, le roman a été sélectionné en septembre 2024 pour la 12ème édition du Prix de la littérature arabe (Institut du monde arabe, Fondation Lagardère).
À la rencontre des écrivains du SILEJ: la littérature jeunesse, miroir et remède des défis contemporains
Le Salon international du livre pour l’enfance et la jeunesse (SILEJ) de Casablanca a offert un cadre d’échanges riches et inspirants entre auteurs, enfants et parents. Le360 est allé à la rencontre de quatre autrices.