Et si l’exil cessait d’être raconté comme un dossier, une statistique ou une posture morale? Avec «Le corbeau qui m’aimait», le soudanais Abdelaziz Baraka Sakin choisit la voie la plus risquée: celle du rire inquiet, du burlesque tragique, de la fable qui dérange. Un roman qui déplace la Jungle de Calais du reportage vers le mythe moderne, et fait de la littérature un poste-frontière.