Flotte nationale de marine marchande: les résultats de l’étude se font toujours attendre

Lors de la présentation de l'état d'avancement de l'étude relative au développement de la flotte de marine marchande, jeudi 16 janvier 2025 à Rabat.

Le gouvernement accuse du retard dans la mise en oeuvre des directives royales visant à développer une flotte nationale de marine marchande. Plus de 14 mois après le lancement de l’étude y afférente, le ministre du Transport et de la logistique, Abdessamad Kayouh, vient de demander au cabinet Boston Consulting Group d’élargir les consultations à tous les départements ministériels concernés.

Le 19/01/2025 à 19h45

Lors d’une réunion, tenue jeudi dernier à Rabat, en présence de plusieurs ministres, le bureau d’études Boston Consulting Group a présenté un exposé sur l’avancement de cette étude qui s’inscrit dans le cadre des orientations royales déclinées dans le discours royal à l’occasion du 48ème anniversaire de la Marche verte, appelant à la nécessité de construire une flotte maritime commerciale nationale forte et compétitive.

Les ministres ont interagi avec cette présentation en exprimant un nombre d’observations visant à garantir la réussite de cette étude, souligne le ministère du Transport et de la logistique dans un communiqué.

Au terme de cette réunion, Kayouh a appelé à la nécessité d’élargir les concertations avec les départements concernés et de prendre en considération les observations formulées par les ministres pour assurer le succès de ce chantier qui concerne un nombre de secteurs économiques.

Lors de son passage à l’émission Grand Format-Le360, l’ex-ministre du Transport et de la logistique, Mohamed Abdeljalil, a expliqué que pour développer une flotte maritime nationale, le Maroc doit «proposer aux investisseurs qui veulent entrer dans ce secteur de meilleures conditions que celles offertes par les autres pays, en termes de fiscalité, de financement, d’assurance, etc.»

Et d’ajouter: «Comme c’est un sujet complexe, grâce à l’étude, nous pourrons identifier des niches et aller nous-mêmes susciter l’intérêt du secteur privé pour qu’il se développe dans ces niches, avec un soutien éventuel de l’État ou bien dans le cadre de la Charte de l’investissement».

Le ministre a confirmé au passage l’intérêt croissant que portent des investisseurs émiratis à ce projet. «Nous en avons parlé lors de la visite du Roi à Abou Dhabi. Effectivement, il y a un certain nombre d’entreprises qui voient une opportunité de développement d’une flotte au Maroc», a-t-il assuré.

Par Ayoub Khattabi
Le 19/01/2025 à 19h45

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