Les investissements publics se maintiennent malgré les aléas de la conjoncture

Malgré le poids de l’inflation et de la mauvaise conjoncture économique sur le budget, le gouvernement maintient la cadence des investissements.. DR

Revue de presseMalgré le poids de l’inflation et de la mauvaise conjoncture économique sur le budget, le gouvernement maintient la cadence des investissements. C’est ce qui ressort d’une nouvelle étude de Valoris Securities. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien L’Opinion.

Le 19/11/2023 à 20h52

Les analystes de Valoris Securities soulignent que le déficit budgétaire ressort, à fin octobre 2023, à 37,1 milliards de dirhams, en aggravation de 12 milliards de dirhams par rapport à la même période de l’année dernière. Ceci est attribuable essentiellement au renforcement du rythme des investissements publics, indique le quotidien L’Opinion dans son édition du lundi 20 novembre.

«Les dépenses d’investissement se sont appréciées de 21,3 milliards de dirhams supplémentaires pour atteindre 81 milliards de dirhams à fin octobre 2023», lit-on.

Dans le même sillage, les analystes de Valoris indiquent que le mois de septembre 2023, marqué par le terrible séisme d’Al-Haouz, a connu une baisse du solde positif dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) à 26,8 milliards de dirhams (Vs. 40,2 milliards de dirhams à fin septembre 2022). Ce solde a été redressé au mois d’octobre dernier pour atteindre 36,2 milliards (Vs. 34,9 milliards de dirhams à fin octobre 2022), profitant, entre autres, du fonds de «Gestion effets séisme» dont les recettes s’élèvent à 16,2 milliards de dirhams à fin octobre.

Les analystes de Valoris Securities font remarquer, d’autre part, que le déficit commercial au Maroc s’est allégé de 7,2% à 215,8 milliards de dirhams à fin septembre 2023, avec une amélioration du taux de couverture des importations par les exportations à 59,4% (Vs. 58% à fin septembre 2022). Cette réduction du déficit est attribuable à une contraction des importations (-4%) plus rapide que celle des exportations (-1,6%).

La baisse du niveau des importations a été essentiellement tirée par l’allègement de la facture énergétique de 20,9%, suite à une réduction en prix (17,6%) et en volume (9,1%) des importations en gasoils et en fuel-oils, en plus de l’impact de la réduction des achats des demi-produits de 13,3% et des importations des produits bruts de 25,5%.

Quoiqu’il en soit, l’évolution des exportations a été marquée par la contraction des exportations des phosphates et dérivés à 53,5 milliards de dirhams (Vs. 91,5 milliards de dirhams à fin septembre 2022),contrebalancée essentiellement par la montée en puissance des exportations du secteur automobile de 33,1% à 103,4 milliards de dirhams (soit 25,7 milliards de dirhams supplémentaires), ainsi que des ventes du secteur de l’électronique et électricité (+30,7% à 17,3 milliards de dirhams) et du secteur textile et cuir (+7,2% à 35,7 milliards de dirhams).

Par Nabil Ouzzane
Le 19/11/2023 à 20h52

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