D’anciens détenus des prisons du Polisario ont témoigné, le vendredi 14 février dernier, à Rabat, des conditions de détention particulièrement éprouvantes et inhumaines qu’ils ont subies, durant de longues années.
Lors d’une rencontre organisée par l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP), en collaboration avec la Coalition Sahraouie pour la Défense des Victimes de la prison Rachid, à Tindouf, ils ont dénoncé les graves violences et les pratiques atroces qui leur ont été infligées, en violation flagrante des conventions internationales.
Ces anciens prisonniers ont insisté sur le fait que ces exactions n’étaient pas des incidents isolés, mais bien des actes relevant du crime organisé, systématiquement orchestré avec l’Algérie, comme le rapporte Al Ahdath Al Maghribia de ce lundi 17 février.
Ahmed Mohamed Lkher, président de la Coalition, a ainsi relaté avoir passé quatorze années dans ces geôles du Polisario, dont dix à l’isolement, où il a été soumis à différentes formes de torture, parmi les plus abjectes.
Les tortionnaires de la sinistre prison Rachid ont rivalisé d’inventivité dans leur opérationnalisation de ces horreurs, perpétrant des exécutions collectives, incinérant des cadavres, arrachant des dents et infligeant des brûlures.
Il a ensuite décrit un tableau sombre de la situation qui prévaut à Tindouf, décrivant des actes d’une cruauté insoutenable, comme l’exécution d’un homme devant sa famille, suivie de la séparation et de l’exécution, tout aussi froide, de son épouse.
Abdallah Yamani, qui a passé vingt-quatre ans dans les prisons Rachid, a raconté son enlèvement entre Agadir et Tata par des éléments du Polisario, qui lui ont infligé les tortures les plus atroces.
Il a fermement déclaré tenir le régime algérien pour principal responsable des graves violations des droits de l’Homme qu’il a endurées, indique Al Ahdath Al Maghribia.
Au début de cette rencontre, le Premier Secrétaire de l’USFP, Driss Lachgar, a affirmé que la faction séparatiste du Polisario «sert de bras armé, exécutant les agendas et les illusions d’un clan qui compromet la volonté du peuple algérien frère».
Il a souligné que c’est dans ces même geôles de ce duo inhumain que sont pratiquées les méthodes de tortures physiques et psychologiques les plus sordides, comme le prouvent de nombreux documents, des rapports d’ONG et des témoignages concordants.
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