La majorité resserre ses rangs pour éviter l’éclatement, au moment où le Chef du gouvernement encourage ses membres à plaider pour le bilan du gouvernement.
L’opposition, elle, guette la moindre occasion pour se mettre au-devant de la scène.
Pendant ce temps, les groupes parlementaires mettent en garde contre «une fin de mandat difficile». Voilà, en gros, la scène politique actuelle telle qu’elle a été dépeinte par le quotidien Assabah dans un dossier consacré au sujet dans son édition de ce lundi 17 février.
Au sein de la majorité, note le quotidien, ses trois composantes œuvrent à en resserrer les rangs et limiter l’impact de certaines déclarations de ses membres.
Certains dirigeants des partis de la coalition gouvernementale se sont, en effet, déjà mis en mode élections avant terme, multipliant les sorties médiatiques qui nuisent à la majorité, alors que les échéances électorales sont à un an et demi du scrutin législatif, prévu en 2026.
En attendant, ce sont les formations de l’opposition qui se sont empressées de tirer profit de ce que le quotidien considère comme «un cadeau politique».
L’opposition a en effet attrapé au vol les déclarations des dirigeants de la majorité et «en a profité pour jeter de l’huile sur le feu», indique le quotidien.
Dans tous les cas, c’est du pain béni: l’éclatement de la majorité est une occasion pour ressortir l’arme de la motion de censure, alors même que le départ de l’une de ses trois composantes signifie forcément la démission du gouvernement, ou alors, et c’est là un autre scénario évoqué par le quotidien, une «guerre d’usure entre les partis de la majorité», qui pourrait déboucher sur des élections anticipées.
Toujours est-il que le chef de file de la majorité a appelé à une réunion d’urgence pour mettre fin à cette situation.
Une réunion s’est effectivement tenue à Rabat, où différents points de discorde ont été abordés, et où les craintes des uns et des autres ont été dissipées.
D’après le quotidien, les chefs des partis de la majorité ont abordé, au cours de cette réunion, les «petites guerres d’usure», et «des messages codés ont été envoyés, à travers cette réunion, à ceux qui ont intérêt à ce que la majorité implose pour glaner quelques avantages individuels».
En fin de compte, explique Assabah, la guerre des déclarations a pris fin.
La coordinatrice du PAM et le secrétaire général de l’Istiqlal avaient déclaré, rappelle le quotidien, chacun de son côté, que c’est leur propre parti qui allait remporter les élections de 2026 et donc diriger le «gouvernement du Mondial».
Des déclarations qui ont entraîné des réactions pour le moins inquiétantes, puisque les élections était encore loin.
«Cette précipitation politique n’aura pour effet que d’épuiser les forces des deux partis en même temps et, par la même occasion, d’attirer le RNI dans la course, et ce au lieu de se concentrer ensemble sur la poursuite de la réalisation des chantiers du Mondial», écrit le quotidien, ajoutant que «ces chantiers nécessitent une célérité dans leur mise en œuvre, une efficacité dans l’action et un suivi rigoureux du travail des entreprises qui y sont impliquées».
Sur un autre volet, ajoute Assabah, les groupes des partis de la majorité insistent, de leur côté, sur la poursuite de la dynamique actuelle de la législation, mais aussi du contrôle du gouvernement pour le restant du mandat législatif.
En termes d’adoption des lois, expliquent-ils, le bilan est sans précédent, et ils souhaitent continuer sur cette lancée.
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