Politique et jeunesse: le PAM teste une nouvelle stratégie

Lors du lancement de la stratégie «Génération 2030», le 4 mars 2025, par le Parti authenticité et modernité. (Y.Mannan/Le360)

Le 23/03/2025 à 15h40

VidéoLe Parti authenticité et modernité a lancé, le 4 mars, une nouvelle stratégie baptisée «Génération 2030». Objectif: mieux comprendre les attentes des jeunes Marocains et tenter de réduire leur désintérêt croissant pour la politique. Les détails avec Salaheddine Abkari, membre du Conseil national du PAM.

L’engagement des jeunes dans la vie politique au Maroc reste faible, comme le confirment les chiffres de participation électorale et d’adhésion aux partis. C’est dans ce contexte que le Parti authenticité et modernité (PAM) a entamé une série d’initiatives dans plusieurs régions du Royaume.

À travers la stratégie «Génération 2030», lancée le 4 mars dernier, la formation entend aller à la rencontre des jeunes pour recueillir leurs préoccupations et envisager des moyens de renforcer leur implication citoyenne, explique Salaheddine Abkari, membre du Conseil national du PAM.

Selon Salaheddine Abkari, la démarche repose sur deux axes principaux: une plateforme numérique baptisée «Génération», qui a déjà enregistré plus de 3.500 inscriptions en moins de trois semaines, et des rencontres de terrain organisées dans différentes villes et zones rurales.

Objectif affiché: créer un espace d’échange permettant aux jeunes d’exprimer leurs attentes, notamment en matière d’emploi, préoccupation largement évoquée lors des premiers échanges. Le parti affirme vouloir écouter ces doléances, afin d’adapter son action et ses propositions en fonction des retours collectés, explique notre interlocuteur.

Interrogé sur les motivations de cette campagne, Salaheddine Abkari évoque le besoin pour les partis de repenser leurs modes de communication et d’interaction avec les jeunes. «Les mécanismes actuels ont montré leurs limites», assène-t-il, soulignant la nécessité de trouver de nouvelles approches plus en phase avec les réalités et les besoins des jeunes générations.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 23/03/2025 à 15h40

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Qui au «PAM» croit-on tromper, en prétendant savoir mieux que quiconque «les attentes des jeunes Marocains [pour] tenter de réduire leur désintérêt croissant pour la politique»? Et cette année 2030 dont on fait un usage abusif, jusqu’à risquer de la vider de sa véritable symbolique. Tantôt on parle d’un «gouvernement du mondial», tantôt on invoque une supposée «génération 2030»; et l’imagination de nos charlatans ne s’arrêtera sûrement pas là. D’autres iront même jusqu’à jurer, au nom de «Moulay Abdelkader», que 2030 sera l’année de tous les miracles. C’est comme si, à la fin de la décennie, tous nos problèmes seront réglés, et nous retrouverons notre place longtemps perdue au soleil. Sauf qu’avant 2030, la baraka du bled fera des miraculés et nous donnera de nouveaux apprentis-charlatans!

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