Sahara: des développements majeurs dans trois capitales

Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, et son homologue albanaise, Igli Hasani.

Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, et son homologue albanais, Igli Hasani.

Revue de presseAu Mexique, où une délégation parlementaire marocaine est en visite, le gouvernement et le Parlement sont incités à retirer la reconnaissance par ce pays de la RASD. En même temps, le Kazakhstan et l’Albanie viennent de se ranger du côté marocain. Une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 02/03/2025 à 19h30

La question du Sahara a connu des développements majeurs au cours de la semaine écoulée. Entre une diplomatie parlementaire active au Mexique, l’émergence de positions au sein du Congrès de Mexico soutenant la marocanité du Sahara et appelant au retrait de la reconnaissance de l’entité fantoche, et l’annonce de positions en faveur de l’initiative d’autonomie émanant du Kazakhstan et de l’Albanie, la semaine a été riche en événements, relaie Al Ahdath Al Maghribia de ce lundi 3 mars..

Au Mexique donc, indique le quotidien, le président de la Commission de coordination politique du Congrès de Mexico, le député Jesús Sesma Suárez, également coordinateur du groupe parlementaire du Parti vert écologiste -membre de la coalition au pouvoir au Mexique-, a appelé le gouvernement de son pays à revoir sa position sur la question du Sahara marocain, en harmonie avec son statut international, les liens d’amitié existant entre les deux pays, le Maroc et le Mexique, depuis plus de 60 ans, ainsi que la dynamique internationale soutenant l’intégrité territoriale du Royaume.

Selon le député mexicain, poursuit Al Ahdath Al Maghribia, le ministère des Affaires étrangères devait revoir la reconnaissance par l’État mexicain de la «république sahraouie» fantoche, décidée en 1979.

Cet appel au retrait de la reconnaissance de la RASD intervient au lendemain de la position ferme du Parti révolutionnaire institutionnel, l’un des partis politiques les plus anciens du Mexique, qui a exprimé «sa solidarité avec la lutte légitime menée par le Maroc pour défendre sa souveraineté sur son Sahara».

Ce changement attendu au Mexique «témoigne d’une volonté politique dans ce pays latino-américain de modifier sa position sur la question du Sahara marocain», explique le quotidien, qui précise que cela fait suite à la visite d’une délégation parlementaire dirigée par le président de la Chambre des représentants, qui a tenu mardi dernier à Mexico des discussions avec son homologue mexicain.

Alors que ce changement mexicain se prépare, ajoute Al Ahdath Al Maghribia, le Kazakhstan a exprimé, lui, son soutien à la marocanité du Sahara par la voix du vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Murat Nurtleu, qui a estimé que la proposition d’autonomie présentée par le Maroc «constituait une base sérieuse et crédible pour parvenir à une solution politique au conflit».

Murat Nurtleu, qui est le premier ministre des Affaires étrangères kazakh à visiter le Royaume depuis l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays en 1992, a souligné que son pays «appréciait hautement les efforts déployés par le Secrétaire général des Nations Unies et son Envoyé personnel du SG de l’ONU pour le Sahara».

Il a annoncé le soutien de son pays à la souveraineté du Maroc et à l’intégrité de son territoire, saluant dans ce cadre le plan d’autonomie proposé par le Maroc comme une base sérieuse et crédible pour parvenir, par la négociation, à une solution politique à la question du Sahara.

Cette convergence de vues entre le Maroc et le Kazakhstan s’est également manifestée dans d’autres pourparlers bilatéraux menés par Nasser Bourita avec son homologue albanais, à l’issue desquels une déclaration conjointe a été publiée, note le quotidien.

Une déclaration, a-t-il ajouté, dans laquelle l’Albanie reconnaît la marocanité du Sahara.

Dans cette déclaration, l’Albanie «souligne l’importance de la question du Sahara pour le Maroc et les efforts sérieux et crédibles déployés par le Royaume dans le cadre des Nations Unies pour parvenir à une solution acceptée par les parties».

Les deux pays ont d’ailleurs réaffirmé leur soutien au processus politique conduit par l’ONU et aux efforts de l’Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara, en vue d’aboutir à une solution pacifique et mutuellement acceptable, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité.

Par Amyne Asmlal
Le 02/03/2025 à 19h30

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