À Dar Bouazza, les habitants en ont assez de vivre au milieu des gravats

Débris de construction et déchets dans les quartiers résidentiels de Dar Bouazza. (A.Et-tahiry/Le360)

Le 14/10/2024 à 14h22

VidéoÀ Dar Bouazza, certains quartiers résidentiels sont envahis de déchets de chantiers de construction. Entre matériaux abandonnés et absence de régulation, les habitants voient leur environnement transformé en dépotoir. Ils appellent les autorités à intervenir.

Les quartiers résidentiels de Dar Bouazza sont envahis par des restes de chantiers de construction: béton, briques, ferraille s’amoncellent. Des dépôts sauvages qui défigurent le paysage mais provoquent aussi des blocages dans les canalisations, entraînant de mauvaises odeurs persistantes.

Outre la pollution visuelle et olfactive, «des vers et d’autres parasites se développent à cause de ces déchets qui mettent en danger la santé publique», déclare Aziz, un habitant exaspéré.

Les résidents dénoncent également une hausse des actes de délinquance dans ces zones non surveillées. «Ces décombres deviennent des cachettes pour les voleurs qui s’attaquent aux femmes qui travaillent ici», avertit le même interlocuteur. «Ce qui nous manque, c’est un minimum de surveillance. Si chaque propriétaire installait un gardien, on éviterait beaucoup de ces problèmes», insiste-t-il.

Malgré les appels répétés à l’action, les résidents se heurtent à l’indifférence. «Quand on essaie de discuter avec ceux qui jettent leurs débris ici, ils nous répondent que ce n’est pas notre affaire», conclut Aziz avec amertume. La situation, selon eux, nécessite une réponse urgente des autorités compétentes afin de rétablir l’ordre et d’assurer la sécurité dans ces quartiers en pleine dégradation.

Par Hafida Ouajmane et Abderrahim Et-Tahiry
Le 14/10/2024 à 14h22

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Jadis, on y allait avec plaisir à tamaris, on traversait Dar bouazza comme l'on traverse une belle campagne avec ses douars et ses habitants généreux et heureux. Nous passions de beaux moments dans ce qui était devenu les vestige encore intact d'une petite bourgade de plaisance héritée du colon français, tamaris était un petit Deauville sympathique ou il faisait bon y vivre et Dar bouazza un avant poste rustique ou manger de la viande hachée braisée était un petit bonheur. Aujourd'hui Dar bouazza est devenu une énorme farce, un attrape nigaud pour ceux qui, rêvant d'un way of life petit bourgeois se retrouvent empêtrés jusqu'au genoux dans les gravats, la tôle et les détritus. Ce n'est plus ni moins qu'un énième quartier périphérique de Casablanca avec une gestion communale exécrable.

En Europe, il est formellement interdit de jeter les gravats dans la nature. Pour cela, les communes louent des bennes de différentes dimensions pour une certaine période. Une fois le délai de location de la benne terminé, c'est la commune qui se charge de son évacuation. Le service de nettoyage du Maroc devvrait envoyer son personnel à l'étranger ppour effectuer une formation. En

C'est l'occasion de créer des sociétés de gestion des déchets. Ainsi les entrepreneurs rendront service à l'environnement, au Marc vert et à la création de l'emploi...

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