Intoxications alimentaires collectives: les services compétents appelés à agir en amont

Une opération de contrôle de l'ONSSA.

Revue de presseLes services de contrôle sanitaire et de surveillance alimentaire sont invités à agir en amont afin de mettre un terme aux intoxications alimentaires collectives. Il s’agit d’attaquer le mal à la racine, souligne l’éditorialiste du quotidien Al Akhbar, dont provient cette revue de presse.

Le 13/09/2024 à 23h08

«Mieux vaut prévenir que guérir», dit l’adage. Les institutions chargées des contrôles sanitaires ne partagent pas encore cette culture de l’anticipation. La preuve en est la multiplication des intoxications alimentaires collectives et leurs conséquences désastreuses, notamment sur la santé des enfants et des femmes enceintes, fait remarquer l’éditorialiste du quotidien Al Akhbar dans son édition du week-end des 14 et 15 septembre.

«Ce constat n’interpelle ni les bureaux communaux d’hygiène des collectivités territoriales ni leurs présidents, ni les instances chargées de la reddition des comptes, les autorités locales et provinciales, ni le ministère de la Santé et les services de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), qui devraient assumer leurs responsabilités», a-t-il relevé.

Dans la plupart des cas, poursuit le quotidien, «les interventions ne sont effectuées qu’après les drames par le déclenchement d’états d’alerte et l’ouverture d’enquêtes qui se terminent généralement par l’arrestation du propriétaire du local à l’origine du mal».

Cependant, cela n’empêche pas le phénomène de continuer à défrayer la chronique, dans la mesure où ni les causes ni les dysfonctionnements profonds n’ont été traités, à savoir la prolifération de l’abattage clandestin, l’absence de contrôle et les circuits de transport et de stockage.

«Certaines communes ne disposent pas d’abattoirs agréés par les services de l’ONSSA. Pourtant, les installations continuent de fonctionner et le transport des viandes dans des véhicules et des engins sans respect des règles d’hygiène également», écrit l’éditorialiste, rappelant que «les services compétents ont déjà trouvé dans le nord des endroits approvisionnés par un fournisseur qui disposait de grands dépôts de stockage de viandes et de poissons avariés».

Cette anarchie serait maîtrisée et manipulée par de redoutables lobbies qui protègent les circuits de l’abattage clandestin et la circulation de produits alimentaires avariés. Le phénomène présente de sérieux dangers pour la santé publique, a-t-il souligné, appelant les différentes autorités compétentes à durcir les contrôles des modalités de production et de commercialisation des denrées alimentaires pour assurer la sécurité sanitaire des aliments.

Par Mohamed Younsi
Le 13/09/2024 à 23h08

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Sensibiliser les clients ne sert a rien, il faut frapper fort du coté des bouchers et epiceries avec des inspections discretes frequentes, car elles fraudent beaucoup sur la refrigeration comme si ca coutait une fortune. Meme si cetait partiellement vrai, ca ne coute rien de scotcher les voies d'air, ventiler le froid rafraichit un frigo quelle qe soit sa taille, et plutot que d'utiliser 6 petits frigos, utiliser un seul grand ou 2 qui consomment a peine plus qu'un frigo domestique qui n'a jamais ruiné personne (moins de 40dh mensuels de consommation). Les grands frigos comme ceux des supermarché sont aussi beaucoup moins cher a acquerir que les frigos domestiques et les epiceries sont legalement censées etre en regle concernant ceux ci

ils coupent la prise de leur frigo la nuit ils reçoivent les livraisons sans les climatiseurs en marche (ils disent c'est pour économiser le gasoil) je vous jure que c'est vrai , les bouchers ils accrochent les cartiers des viandes dans leur boutiques ils disent que c'est frais , les épiciers ils changent les tickets de la DLC = date limite de consommation je l'ai vu de mes propres yeux dans épicier à Fes avec le camion de transport des frais sans la clim qui ne tourne pas je vous jure je suis allé vite chercher chez moi le thermomètre je l'ai posé dans le camion il faisait 29°

il fait des pubs pour sensibiliser les citoyens à comprendre ce que la chaine de froid , c'est à dire ne jamais plus de 5Mn dehors tous les produits frais surtout en été jamais de jamais acheter la viande et tous les produits frais sans la mettre au frigo à 6° 1) ne pas congeler et décongeler les produits frais 2)ne pas se faire livrer par des véhicule qui arrêtent le moteur de leur clim pour économiser le gasoil 3) ne pas laisser les viandes à vendre dehors plus de 5mn 4) ne pas laisser les yaourt et les fromages sur les montoirs 5) ne pas débrancher les frigo la nuit pour économiser l’électricité

Même à l’exportation le Maroc se fait attrapé par le manque du respect de la chaine de froid .Au fait c'est quoi la chaine du froid ? c'est quoi? c'est tous les produits frais qui ne soit pas stockés immédiatement au frais entre (5 et 6 degrés) hélas hélas on voit les épiciers du coin se faire livrer par des camions sans clim de froid hélas on voit les livreurs poser le lait le beurre les yaourts par terre en plein soleil

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