La nouvelle Moudawana & co

Zineb Ibnouzahir.

ChroniqueCes grands virilistes, défenseurs d’un patriarcat auréolé de gloire et de poils, se lamentent depuis quelques jours sur le naufrage de notre civilisation. Sur le mur de leurs lamentations, on en apprend plus sur leur conception des hommes, des femmes et surtout, des grands projets qu’ils nourrissent pour le Maroc, tout en choisissant pour certains de ne pas y vivre, mais en exigeant que la réforme de la moudawana fasse l’objet d’un référendum.

Le 29/12/2024 à 12h43

On l’attendait de pied ferme et la voici enfin, la nouvelle mouture de notre prochaine moudawana. On les attendait aussi, et les voilà qui fusent, acerbes et aigries, les critiques de ceux qui se sentent lésés dans leurs droits et surtout dans leur vision de la masculinité. D’autres voix s’élèvent, désenchantées quant à elles, car de cette réforme, elles attendaient beaucoup plus. Dans tout ce brouhaha qui entoure l’annonce de certaines propositions validées par le Conseil supérieur des oulémas, et qui doivent désormais être soumises au Parlement, difficile d’y voir clair et d’établir une lecture de la société marocaine tant celle-ci apparaît sous ses différents jours, tout en contrastes.

Et c’est bien là tout l’intérêt de la chose: le débat que cette réforme entraîne, cet exercice auquel nous sommes si peu accoutumés mais qui, quand sa pratique est bien maîtrisée, représente le curseur qui indique la bonne santé de notre société. C’est grâce à ce débat que nous pouvons évaluer les valeurs qui font nos fondements. En l’occurrence, il est ici question de justice avant toute chose. Car quand on fait valoir l’équité et l’égalité, c’est encore et toujours de justice dont on parle.

Est-il envisageable de mettre tout le monde d’accord? Bien sûr que non. Le croire une fraction de seconde relève du fantasme, voire de l’innocence. Pour celles et ceux qui étaient déjà de la partie, on se souvient que la réforme de 2004 avait elle aussi fait grincer des dents. Et pour cause, à cette époque, les propositions amenées sur la table étaient révolutionnaires, peut-être même bien plus que celles de la nouvelle réforme.

Un petit rappel s’impose… À cette époque, la femme n’avait pas le droit au divorce et était soumise à la répudiation de son mari, la polygamie était de mise avec son lot d’injustices. La mère était privée de prendre des décisions pour ses enfants et n’endossait aucune responsabilité légale au sein de la famille… Cette vie-là, ce sont nos aïeules qui l’ont vécue, pour ne pas dire subie. Qui n’a pas un jour tendu l’oreille à sa mère, sa grand-mère ou son arrière-grand-mère, ne peut comprendre les souffrances qu’enduraient ces femmes. Sur leurs lèvres, un mot revenait sans cesse: «Sbar», la patience. Dans ce mot-là, qui avait un goût amer, celui de l’impuissance, certains hommes aujourd’hui veulent voir la clé de la réussite du couple. Mais ce qu’ils ne souhaitent pas voir, car ignorant les souffrances muettes de ces femmes qui n’avaient pas à qui se plaindre, c’est que dans cette patience que nous conseillaient nos aïeules pour assurer la pérennité du couple, il y avait la résignation. Celle des femmes dans un univers d’hommes où elles n’ont pas voix au chapitre. Celles de femmes qui étaient à la merci de leur père, de leurs frères, de leur mari, de leurs fils, passant d’une autorité à une autre, tout au long de leur vie, jusqu’à ce qu’elles s’éteignent, pleurées par tous en leur qualité de sainte parmi les saintes, louées pour leur patience légendaire.

Les choses ont changé. Celles qui ont encore la chance d’avoir à leurs côtés leur mère, leur grand-mère et peut-être même leur arrière-grand-mère, goûtent aujourd’hui la joie de ces femmes d’autres âges de voir leurs progénitures s’affranchir de carcans auxquelles elles ne pouvaient pas échapper. Aujourd’hui, leurs langues se délient et elles racontent leurs frustrations d’antan, leur colère, leur tristesse mais aussi leur foi, inébranlable, à laquelle elles se raccrochaient.

Encore une chronique qui chante les louanges du divorce, grognent déjà certains! Mais ce n’est pas d’apologie du divorce dont il s’agit ici, mais de considération de deux êtres humains, de deux citoyens qui doivent, in fine, disposer des mêmes droits, pour évoluer, grandir, vivre ensemble en harmonie. Dans le respect et l’amour, et non par contrainte ou par peur. Ce dont on parle ici, c’est de la beauté du mariage, quand il est pratiqué pour de belles et nobles raisons pour qu’en son sein, les deux êtres s’épanouissent.

Revenons donc à cette nouvelle moudawana, qui comme son illustre ancêtre, met les pieds dans le plat. Est-ce qu’on aurait aimé qu’elle aille plus loin? Oui, assurément. Est-ce qu’on s’attendait à ce qu’elle aille plus loin? Non, pas forcément. C’est une étape clé de la politique sociétale marocaine, et elle se doit de tenir compte des différences d’opinions, de croyances, de valeurs, non pas pour plaire à tout le monde (la chose est impossible), mais pour accéder à son but ultime, la justice, en adéquation avec l’essence de la religion musulmane.

Parmi les singularités de cette nouvelle réforme, il y a enfin son inscription dans l’ère du numérique et des réseaux sociaux. Qu’il nous semble loin le temps béni où on n’était pas abreuvé jusqu’à l’écœurement des pensées des uns et des autres. Enfin, des pensées, c’est un bien grand mot. Dans ce gros tas d’ordures que représentent les réseaux sociaux, on lit ça et là des commentaires qui prétendent être «l’expression de la pensée de la majorité du peuple marocain», qui pour bon nombre émanent –bizarrement– de Marocains résidant en Occident. Bien entendu, rares sont ceux, parmi ces grands patriotes aux têtes de lions ou qui arborent des étoiles mérinides en photos de profil, qui exposent leurs points de vue sous leurs vraies identités. Sur les réseaux sociaux, le courage de ses opinions est une notion dont on ne s’embarrasse pas. En revanche, on aime chasser en meute celles et ceux qui parlent à visage découvert, et qu’on affuble de cette nouvelle insulte pétrie de références politiques françaises, les «féministes gauchistes laïcardes».

Bref, ces grands virilistes, défenseurs d’un patriarcat auréolé de gloire et de poils, se lamentent depuis quelques jours sur le naufrage de notre civilisation. Sur le mur de leurs lamentations, on en apprend plus sur leur conception des hommes, des femmes et surtout, des grands projets qu’ils nourrissent pour le Maroc, tout en choisissant pour certains de ne pas y vivre, mais en exigeant que la réforme de la moudawana fasse l’objet d’un référendum. Ainsi, vocifère l’un, «ça ne servira plus à rien d’épouser une fille du bled. Autant se marier à une Française directement». Forcément, désormais que les femmes marocaines auront davantage de droits, au même titre que les femmes occidentales tout en restant musulmanes, le mariage devient moins tentant. Mais est-ce vraiment une épouse que recherchent ces hommes ou une chose à tout faire démunie de cerveau, que l’on transporte d’un pays à un autre?

Ils se décrivent comme les chevaliers d’un Graal qu’ils ont pour mission de protéger, celui d’une terre musulmane où tout signe d’occidentalisation doit être éradiqué. L’un d’entre eux évoque ainsi certains hommes marocains de «haute valeur» qui étaient monogames, mais qui face à la réforme ont décidé de devenir polygames par –accrochez-vous bien– «résistance civilisationnelle». Bref, depuis quelques jours, on peut lire de tout, et surtout beaucoup de n’importe quoi, énoncé au nom de la religion et au nom du peuple marocain.

Calmez-vous les frères, que vous le vouliez ou non, la réforme est en marche. Si elle ne vous plaît pas, vous êtes même libre de ne pas vivre au Maroc et de continuer à vivre en Europe, dans ces pays de mécréants où vous jouissez de droits et d’allocations. En attendant que la nouvelle moudawana se déploie juridiquement, et qu’elle agrandisse davantage son spectre à d’autres propositions, pour plus de justice sociale, à nous femmes marocaines d’éduquer nos fils dans l’esprit d’égalité, de respect de la femme et de justice. Et demain, une moudawana 3.0 inchallah!

Par Zineb Ibnouzahir
Le 29/12/2024 à 12h43

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LE CORAN LA SUNNA ET LE FIQH MALIKITE TELLE SONT LES MUSULMANS MAROCAIN ET RIEN D'AUTRE

Salam A force de vouloir copier ce qui ne marche pas dans les pays occidentaux on en finit par oublier ce que l'on est et ce sur quoi nous devons être depuis que le méssage nous est parvenu... Allah I hdina jami3an... Allah al watan al malik... 🤲☝️

La réforme de la Moudawana est une nécessité face aux injustices persistantes dans notre société. Comme l’a dit Ibn Rochd : « La justice est le fondement de l’équilibre social, et chaque génération doit réformer ce qui ne fonctionne plus, selon la raison et l’équité. » Les inégalités, notamment en matière de divorce et de droits des femmes, ne peuvent plus être ignorées. Cette réforme est une étape vers une société plus juste, même si elle sera difficile à accepter pour certains, Le progrès vers l'égalité est inévitable, et il est temps de l'accepter !

L’islam interdit à l’homme de tempérer avec l’héritage de la femme. Les biens des femmes sont intouchables par les hommes. Pourquoi les femmes reçoivent-elles la moitié des biens des hommes et l’homme ne reçoit-ils rien des biens des femmes ? Il y a des femmes qui touchent des salaires supérieurs à ceux de leurs conjoints. Doit-elles verser la moitié à leurs maris en cas divorce? Et si l’homme s’occupe des travaux ménagers, pourquoi ne bénéficie-t-il pas des mêmes droits que la femme en cas divorce? Comme la garde des enfants et les indemnités pour la garde des enfants. Si on est fasciner par les modèles occidentaux, il va falloir les suivre à la lettre.

Dans une société où le Chômage des femmes avoisine les 70%, nous devrions cesser de copier les solutions des sociétés occidentales et trouver des solutions locales à nos problèmes de couple. Placer des carcans sur les joues des hommes pour les forcer a supporter des mariages qui ne fonctionnent pas, rend la cohabitation problématique, voire, impossible. Les effets secondaires de cette moudawana vont se répercuter sur la famille et leurs enfants et vont, aussi, pousser les hommes à s’abstenir de contracter des mariages. La polygamie que toutes les femmes détestent peuvent offrir des solutions pour un certain temps en attendant l’amélioration des conditions des femmes.

Dans une société où le Chômage des femmes avoisine les 70%, nous devrions cesser de copier les solutions des sociétés occidentales et trouver des solutions locales à nos problèmes de couple. Placer des carcans sur les joues des hommes pour les forcer a supporter des mariages qui ne fonctionnent pas, rend la cohabitation problématique, voire, impossible. Les effets secondaires de cette moudawana vont se répercuter sur la famille et leurs enfants et vont, aussi, pousser les hommes à s’abstenir de contracter des mariages. La polygamie que toutes les femmes détestent peuvent offrir des solutions pour un certain temps en attendant l’amélioration des conditions des femmes.

Cette nouvelle moudawana ne trompe personne. Elle n'est pas inspirée des principes musulmans mais des principes libéraux hors sol. Mme Zineb, c'est un comble de demander à ce que les musulmans qui n'en veulent pas quittent le Maroc. Nous ne sommes plus chez nous, la france nous a recolonisé ...

Ce que vous qualifiez de rétrogrades, vous demandent, poliment, d’aller prêter main forte à Éric Zemmour. On ne peut pas être plus conservateur et libéral au même temps. Les USA leader des droits de l’homme et de la femme, autorisent dans certains de États la polygamie. Comme le Utah. Est ce que les USA sont aussi rétrogrades et vivent au moyen âge? Vous défendez ce qui vous arrange. Monsieur le Libéral, mettez-vous dans tête que marocains nous, aussi, avons le droit d’être consulté pour les affaires qui nous concernent. En attendant il faut un référendum pour trancher. Cordialement

Qu'est ce que le hamas et l'iran ont à voir avec la Moudawana ? Cela n'a aucun sens.... Les rétrogrades sont ceux qui veulent nous renvoyer dans la jahiliya moderne. Et pour finir, sachez que mes ancêtres eux étaient fidèles à la moudawana de l'imam Malik et aux intérêts du pays.

Tu délires gravement car tu appartiens à ces rétrogrades qui veulent enfermer le Maroc au Moyen Äge ....Ton idéologie est au service des ennemis du Maroc à savoir Hamas, Iran qui, je te le rappelle, agissent depuis des décennies, contre les intérêts du pays de tes ancêtres....

Oui pour une réforme qui garantit les droits des femmes, des enfants mais aussi des hommes. Il ne faut pas refaire les mêmes erreurs. Une réforme juste et qui respecte les lois de notre religion sans léser ni femmes ni hommes ni enfants est la seule solution pour une société apaisée et une famille heureuse. Laissons les opinions des extrêmes des deux côtés (les pesudo-virilises et les hyper-féministes) et pensons à une réforme qui garantit les droits de tout le monde et surtout qui établit une relation de respect et de confiance entre époux.

IL n ' y a que les lois pour changer les mentalités . Ça avance doucement mais surement .

@Omaewamoshindeiru, sache que Kenshiro n'aurait jamais accepté la moudawana jdida. Au contraire, sa mentalité était ancrée dans la Tradition

Les lois ne peuvent être acceptées par un peuple que lorsque celui-ci est mentalement suffisamment éduqué à les recevoir...En clair, TOUT est lié à l'EDUCATION et, sur ce point le Maroc est défaillant depuis des décennies car il est contraint de dépenser de l'argent pour se protéger de ses ennemis....Si l'Etat Français n'avait pas planifié la mise en place à notre frontière Est d'un régime pestilentiel et harki pour servir SES intérêts dans la région, le Grand Maghreb et le Maroc seraient aujourd'hui des pays aussi riches que les pays de l'Europe du Sud

Bonsoir Madame Zineb Ibnouzahir. You right! C'est petit à petit que l'égalité entre les hommes et les femmes dans tous les domaines, a été acquise partout où elle existe dans le monde. Il faut beaucoup de travail, beaucoup de luttes et l'éducation des enfants bien sûr. Vivement donc la moudawana 3.0 Inchallah! Cordialement.

Bsr soeur Zineb.C'est un plaisir de lire votre joli billet.Vous avez fait le tour de la question.Ce qui m'a plu c'est"les virilistes".Il fut un temps où je l'étais car j'étais élevé pour être un homme qui sait tout,qui fait tout et à qui l'épouse,les soeurs,les enfants doivent obéir.Cela aurait pu continuer et j'aurais tout perdu.Un jour,j'ai décidé de changer et maintenant je ne suis qu'un membre de la famille avec des droits,mais aussi des devoirs.Les époux sont faits pour se compléter et non pour guerroyer.Le Coran dit,en cas de litige:""N'oubliez pas de rester fidèles et reconnaissants:ولا تنسوا الفضل بينكم"Merci et salut à tous.

je n ai pas d'avis tranché sur le fond du sujet , il faut rester humble , car on ne peut se référait à aucun modèle car toute société a ses spécificités liées à de nombreux paramètres, qui rendre la solution a l'équation peu prédictible. .Chaque réforme de ce type ,visant à corriger des abus bien réels , est louable, cependant elle en générera d'autres , parfois inattendus.Pourquoi , car l'humain , homme et femme, est coeur et âme ; certains ont peu de coeur et d'autres pas peur de perdre leur âme .Or , ce n 'est pas la loi qui changera la nature humaine. C'est le dernier paragraphe qui m'interpelle , l' autrice a exclue celui qui ne semble pas de son avis.Ce serait dommage , j apprécie assez souvent ses chroniques

Si la justice humaine, soumise aux aléas transitoires et à géométries variables donc sous-tendus par de multiples facteurs depuis la nuit des temps : le culturel, le passionnel, les effets de mode, les influences de ci et de là, les brillantes idées d'esprits qui se pensent éclairés, le progrès, le pseudo-humanisme, avait comme résultante une société saine, équilibrée, sécurisée, cela se verrait donc bien à quelque part?

Il y a l'humain et le sacré. Celui-ci est préservé par le créateur, au même titre que le Coran et l'Islam. Ils sont intouchables. Les droits sont acquis au moyen de négociations entre experts. J'ai apprécié le non partage de la maison conjugale. Elle appartient à celles et ceux qui l'habitent. On ne mettra plus personne à la rue. Si le père conçoit son enfant dans le plaisir de l'orgasme, la femme le porte et le met au monde dans la douleur; Neuf mois, c'est une éternité. Du reste, ce n'est pas à tort que Sidna Mohamed a donné la priorité aux mères dans l'amour de leurs enfants.

Une réflexion qui nie ou ignore que les femmes jouissent, aussi, d’orgasmes que les hommes.

Bonjour, 1-Il est souvent plus efficace de s’adresser directement aux personnes concernées via des moyens de communication appropriés. Cela permet un dialogue plus personnel et ciblé. 2-Il est possible que les personnes visées ne lisent pas l'article. Cependant, l’objectif de l’article peut être multiple : a-Informer le public sur un sujet important. b- Fournir des faits et des perspectives pour aider à comprendre la situation. c- Dissuader d’autres personnes de suivre des idées extrémistes en exposant les dangers et les conséquences. 3-Risque de création de haine: C’est réel et il est crucial que les articles soient rédigés de manière responsable.

Super ! Excellent ! J'aime ton analyse. J'adore ! Pourvu que tes détracteurs puissent la lire. Je t'encourage à continuer sans répit.

Bravo Madame pour cet excellent article ! Laissez dire. Il y a une telle confusion dans la tête de certains que cela les empêche de voir la réalité telle qu'elle est. Bien à vous.

Aujourd'hui plus de 8 millions femmes non marieés,avec ce moudawana3.0 le nombre sera inchallah augmenté....bravo les féministes

Des raccourcis de bar de comptoir... Vous ne connaissez pas la souffrance, le chômage , la violence le viol etc etc etc des femmes. Comment peut on traiter de la sorte, l'émanation de Dieu au féminin ? Dans quelle époque vous vivez ? Nous avançons ensemble et non l'esclave de l'un ou de l'autre.

Les hommes marocains qui rappelons ont tous des mères, des sœurs, des filles veulent aussi une réforme juste envers les femmes du pays....Lorsqu'une femme est lésée c'est toute la société qui est lésée....Le test de l'ADN est devenue une donnée scientifique indépassable partout dans le Monde....Le prophète de l'Islam connaissait-il l'ADN ? Bien sût que NON..Le Coran doit être placé dans son contexte historique...De nos jours, tout le monde peut demander un test ADN auprès de sociétés étrangères ( en particulier US) qui se font des milliards de dollars sur le dos des citoyens du Monde entier et qui disposent librement des fichiers ADN de tous leurs clients...Une donnée ADN indique une filiation et non pas une reconnaissance parentale qui reste une décision personnelle ( ex : cas de viol)

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