La réforme de la Moudawana: l’union sacrée entre Abellatif Ouahbi et Sana Akroud

L'actrice et réalisatrice Sana Akroud et le ministre de la justice Abdelatif Ouahbi, lors d'une discussion autour de la réforme du Code de la famille, le 17 février 2025 à l'Université internationale de Rabat.

Abdellatif Ouahbi, ministre de la Justice, et Sana Akroud, actrice et réalisatrice, évoluent dans des univers bien distincts, mais une cause commune les unit: la réforme de la Moudawana. À travers le soutien logistique apporté à la réalisatrice pour son film «Al Wassaya», qui aborde des questions relatives au code de la famille, et leur lien indéfectible à leur ville natale, Taroudant, une alliance se forme, renforçant ainsi la portée sociale et politique du projet.

Le 21/02/2025 à 15h02

L’une est actrice et réalisatrice, l’autre est un homme politique, actuellement ministre. Et pourtant, ils défendent une même cause. Depuis la sortie du film «Al Wassaya», de Sana Akroud, son nom est souvent associé à celui de Abdellatif Ouahbi et à son ministère de la Justice. D’emblée, la question se pose de manière légitime: qu’est-ce qui peut bien lier ces deux personnalités, issues de mondes si différents? Contrairement aux apparences, la réponse est assez simple.

Abdellatif Ouahbi était présent aux côtés de Sana Akroud lors d’une conférence consacrée à la révision du Code de la famille, le 17 février à l’Université internationale de Rabat (UIR), afin de lui apporte son soutien. Et surtout à son long-métrage, qui aborde le sujet des droits des femmes, question au cœur de l’actualité. La réalisatrice s’investit dans ce sujet, non pas en tant que membre d’une association féminine, mais en raison de sa propre expérience et de la bataille judiciaire qu’elle a menée pour obtenir la garde de sa fille, après son divorce avec l’acteur Mohammed Marouazi.

Un soutien logistique, mais pas seulement

Depuis cet épisode difficile, Sana Akroud a ajouté une nouvelle corde à son arc: elle est devenue une militante 2.0 via sa chaîne YouTube, où elle endosse le rôle de coach en développement personnel prodiguant des conseils aux femmes.

«Le ministre de la Justice m’a facilité la tâche durant le tournage, en mettant à ma disposition tous les moyens logistiques et en m’ouvrant les portes des tribunaux», a-t-elle confié dans un entretien avec Le360. L’aide du ministre de la Justice a-t-elle également été de nature financière? Non, répond la cinéaste, précisant que l’assistance fournie était purement technique. Accessoirement, Abdellatif Ouahbi a aussi participé à la promotion du film, en organisant des séances d’interview au sein même de son ministère.

Deux enfants de Taroudant

Le geste prend une dimension particulière lorsque l’on sait que le ministre et la réalisatrice sont tous les deux originaires de la ville de Taroudant. Au-delà de la simple aide institutionnelle, ce soutien reflèterait aussi un esprit de solidarité entre deux figures emblématiques de la région du Souss.

Autant dire que les étoiles se sont alignées pour le tandem Ouahbi et Akroud: le timing parfait de la sortie du film «Al Wassaya», deux mois après la présentation du projet de révision du Code de la famille, ne pouvait que rapprocher ces deux personnalités, pourtant issus d’univers bien éloignés.

Par Qods Chabâa
Le 21/02/2025 à 15h02

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