Notre cerveau est notre pire ennemi

Fouad Laroui.

ChroniqueCette ‘merveille’ est hélas construite sur un principe pervers. Le cortex, siège de l’inventivité, de l’imagination, de tout ce qui nous fait Homme et non raton-laveur, est le fruit d’une évolution récente; mais il est au service de ce qu’il y a de plus primaire en nous: le striatum.

Le 22/05/2024 à 11h02

Pendant que le Titanic coule, l’orchestre joue. Les glaciers fondent, le niveau des océans monte, les espèces disparaissent, mais la télé-réalité (qui est l’exact opposé de la vraie réalité) bat des records d’audience. Les abeilles disparaissent, les ressources naturelles s’épuisent, les sols deviennent arides -mais Ronaldo achète un bolide (et nous l’envions…), nous renouvelons notre garde-robe tous les six mois et les fast-food se multiplient.

Un jour, la presse parle du réchauffement climatique en termes apocalyptiques; le lendemain, elle annonce que Boeing et Airbus vont vendre vingt mille avions de plus dans les années qui viennent. Le ton est gaillard: la croissance, c’est bon, coco!

Non, coco, ce n’est pas bon.

Ne sommes-nous pas capables de voir le lien entre la série de mauvaises nouvelles et la série qui détaille leurs causes? Sommes-nous collectivement stupides?

Oui. C’est incontestable, nous le sommes. Mais pourquoi?

«Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles», écrivait Paul Valéry et il évoquait plus loin «Élam, Ninive, Babylone…» Il aurait pu ajouter Akkad à la série. C’est par les Akkadiens qu’il faut commencer pour comprendre le problème. Après un fort accroissement démographique, il y a plus de quatre mille ans, les Akkadiens se heurtèrent aux limites physiologiques de la culture du blé. La terre, épuisée, se tarit. L’Empire disparut. La civilisation s’éteignit comme une population de bactéries dans un tube à essai: les bactéries dévorent toute la nourriture, se multiplient puis meurent quand il n’y a plus rien à manger. Même chose pour l’acarien Typhlodromus pyri. Un acarien ne se pose pas de questions: s’il peut manger, il le fait. L’avenir? Il n’y réfléchit pas. Il ne sait pas ce que c’est. Il n’a pas de cerveau.

Mais quel est le rapport avec nous, qui avons un cerveau? Nous sommes quand même plus avisés que les Akkadiens?… Au moins plus que les acariens?

Non, en fait.

Pourquoi? C’est là qu’il faut s’intéresser à cette arme fatale qu’est le cerveau humain. C’est une bombe à retardement, ou à fragmentation. Cette ‘merveille’ est hélas construite sur un principe pervers. Le cortex, siège de l’inventivité, de l’imagination, de tout ce qui nous fait Homme et non raton-laveur, est le fruit d’une évolution récente. Mais il doit cohabiter avec ce qu’il y a de plus primaire en nous: le striatum (ou ‘corps strié’). Nous avons le même striatum que les souris ou les lémuriens et il n’a que cinq motivations ou objectifs: manger, se reproduire, acquérir du pouvoir, glaner de l’information (pour mieux atteindre les trois premiers objectifs) et faire tout cela avec le minimum d’effort.

Et voilà le défaut de câblage de l’homme, le problème fondamental: son superbe cortex est au service de son très primitif striatum. Quoi qu’il puisse inventer, c’est le striatum qui s’en servira.

(Je me souviens avoir écrit, il y a quelques années, dans ces colonnes, un billet sur un citoyen de Bahrain qui, dès qu’il fit l’acquisition de son premier smartphone, s’en servit pour répudier sa femme par SMS. En d’autres termes, le cortex de milliers de scientifiques du monde entier avait inventé cet objet extraordinaire qu’est le smartphone; le striatum du Bahraini s’en servit illico pour se débarrasser de sa rombière et aller ainsi à la recherche d’une nouvelle partenaire sexuelle…)

Nous sommes donc les esclaves du striatum. Il exerce son pouvoir sur l’ensemble de nos actes. Comment? Par la dopamine. Sur ce point, nous ne sommes pas différents d’un poisson: lorsqu’il trouve une proie et s’en nourrit, son striatum libère de la dopamine, la ‘molécule du bonheur’, ce qui renforce les circuits de commande neuronaux qui ont mené à bien l’opération. C’est un apprentissage, en fait -un apprentissage agréable. Apparus sur terre plusieurs centaines de millions d’années après la lamproie, nous ne fonctionnons pas autrement. Nous pouvons même provoquer directement l’émission de la molécule du bonheur: en consommant de la cocaïne. (Je ne vous le recommande pas.)

Obsédé, le ‘corps strié’? Bien sûr. Il ne pouvait pas en être autrement: la sélection naturelle n’a conservé que des individus dotés de striatums fonctionnant de cette manière, qui leur intimaient ces commandements: a) mange autant que tu peux b) copule autant que tu peux c) sois plus important que les autres d) accumule autant d’informations sur le monde que tu pourras -pour mieux le dominer.

On retrouve ici les trois formes de libido distinguées par Saint Augustin il y a quinze siècles: la libido sciendi (le désir de savoir, la curiosité), la libido sentiendi (le désir sensuel, charnel) et la libido dominandi (la volonté de pouvoir); et on se souvient qu’Aristote disait, il y a plus de deux mille ans, que le désir d’apprendre, comme le désir tout court, était naturel. La science contemporaine a confirmé ces intuitions. Mais à la différence d’Aristote, cet apôtre de la modération et du juste milieu, notre striatum ajoute (et c’est là le drame!): «Et fais cela plus que les autres, car sinon ce sont tes gènes qui seront submergés par ceux de tes concurrents. En conséquence, ne te modère surtout pas, ne te limite pour rien au monde».

Oui, c’est là le nœud du problème, c’est ce qui explique l’impasse dans laquelle l’espèce humaine se trouve. Nous maîtrisons toujours plus de technologies pour assouvir nos besoins, mais nous sommes incapables de nous modérer dans l’application de ces technologies. ‘Toujours plus !’, en somme -et c’est le striatum qui nous l’impose.

Seul dans le règne animal, nous disposons d’un cortex, et il sert à quoi? Formidablement inventif, il a imaginé la Révolution industrielle, l’agriculture intensive, la biotechnologie (qui ne cesse ‘d’améliorer’ les races porcines, bovines et gallinacées -le premier poulet sans plumes est apparu en 2002), l’Intelligence Artificielle; et ces créations du cortex conjuguent leurs efforts pour satisfaire la boulimie du striatum -en vain, d’ailleurs: il est insatiable: les structures profondes de notre cerveau ne possèdent pas de fonction STOP.

Pas de fonction STOP: c’est ça, la tragédie humaine, c’est ça, qui est en train de f… en l’air la planète.

‘Maîtres et possesseurs de la nature’, comme le voulait Descartes, nous consommons 300 milliards de kilos de viande chaque année et le chiffre ne cesse d’augmenter. Et le pire, c’est que nous n’avons même pas besoin de cette surabondance: nous sommes en surproduction, en surconsommation, en surpoids. On meurt plus sur Terre de suralimentation que de dénutrition.

Mais il y a autre chose. Parmi les objectifs du striatum se trouve le pouvoir (la libido dominandi), qui se traduit dans une société ‘évoluée’ par la recherche d’un statut social supérieur. Au cours de mes études d’économie, Thorstein Veblen m’avait particulièrement intéressé. Veblen avait étudié, il y a plus d’un siècle, les motivations des consommateurs aux États-Unis dans son classique The Theory of the Leisure Class (1899). Un individu ou une famille de la bourgeoisie (qu’il nommait la classe de loisir) étant à l’abri du besoin, leur principale motivation devient le désir d’émuler et, si possible, de dépasser le voisin ou la famille voisine. La consommation devient ‘ostentatoire’ (on retrouvera cette idée chez Bourdieu, Baudrillard, Mason et d’autres) et elle conduit au gaspillage. Il s’agit de thèmes connus, mais qui prennent avec les nouvelles découvertes une dimension scientifique puisque leur soubassement physiologique est dévoilé.

En 2002, des chercheurs de l’université d’Ulm ont montré que la simple vue de voitures de sport excitait le striatum des hommes. L’envie de statut social se manifeste par l’acquisition de signes extérieurs artificiels, comme de belles chaussures italiennes, des bolides, le dernier iPhone, le fait de dîner dans les meilleurs restaurants. Un teint hâlé acquis sous de lointaines latitudes, au cœur de l’hiver, ce n’est pas mal, non plus: cinq mille tonnes de crème solaire sont absorbées chaque année par le corail et le détruisent lentement. Notre ambition sociale a un coût.

Le discours publicitaire, dès son invention, s’appuya sur ce mécanisme. Votre voisin possède telle voiture? Vous pouvez faire mieux. Dans les années 20, Charles Kettering, un des patrons de la General Motors, déclarait: «La clé de la prospérité économique, c’est la création d’une insatisfaction organisée (sic).» Il s’agit donc de créer des besoins -«Vous devez avoir ce machin, votre voisin en a un!»- pour ensuite les satisfaire.

Bref, tout cela est un peu désespérant. Que pouvons-nous faire?

On ne peut pas amputer chaque être humain de son striatum; mais la première chose à faire est de nous rendre compte du problème. Nous sommes les esclaves de notre striatum. Essayons de secouer son joug. Comment? En dirigeant nos envies vers des biens immatériels, qui ne provoquent pas de dégâts ni en nous ni dans notre environnement: l’art, la poésie, la lecture, la pratique du chant et de la musique, le sport, etc. Et ce sont surtout les enfants qui doivent être éduqués dans cette voie.

Les cours de musique, de chant, de poésie, d’initiation à l’art sont parfois vus comme un luxe à l’école, réservés aux diverses ‘Missions’ ou aux écoles privées d’élite. C’est tout le contraire: ils sont d’une nécessité vitale: échapper à la dictature du striatum est la seule chance de sauvegarde de la planète et de survie de l’espèce humaine. Rien que ça!

Message transmis aux responsables de l’Éducation nationale…

Par Fouad Laroui
Le 22/05/2024 à 11h02

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Bonjour Fouad, mon gendre m'a fait connaître vos "histoires" dont je me suis régalé et cet article est écrit -évidemment- dans la même veine savoureuse. Merci ! Je me suis permis de le citer dans ce billet henri-pidoux/meme-pas-peur qui somme toute dit la même chose. Conclusion : ne soyons pas des veaux tétant avidement le lait dont nous inondent les GAFA & co mais des cerveaux ingénieux, lucides et porteurs d'un monde où il fait bon VIVRE !

Dans le CORAN l ostentation(se faire voir) est une des causes possibles de la malediction.. Les gaspilleurs sont considèrés comme étant les frères de Satan et de sa descendance. La richesse est la richesse du coeur (la richesse intéreure)(HADITH)

Vous expliquez qu’au striatum, qui est une partie du cerveau, lieu des pulsions, il y a « un défaut de câblage. » Et qu’il conviendrait donc de réguler sa fonction par l’Éducation, en art, la poésie, etc. afin de canaliser les envies de l’individu vers des choses utiles et signifiantes. De cette façon, l’humain ne commettra plus de bêtise ni des coups de tête. Un monde où tout le monde est sérieux.

que de platitudes.

Pas triqué ne connaît que des platitudes....

Alors, Patrick, vous passez par là, vous lisez un excellent texte de vulgarisation scientifique et une bonne douzaine de commentaires intéressants et tout ce que vous trouvez à dire, c’est ’des platitudes’? Vous n’avez apparemment rien à dire puisque vous ne faites pas d’autre commentaire. N’ayant rien à dire, vous dénigrez ceux qui ont, eux, des choses à dire. Vous appelez ça une contribution au débat? Vous êtes fier de vous?

C’est un commentaire, ça, PP? Insulter les commentateurs (dont certains on dit des choses subtiles et intéressantes)? Des platitudes…. Vous vous croyez supérieur parce que vous vous appelez Patrick? Retournez à LCI ou BFMTV et laissez-nous discuter poliment entre nous.

Lorsque l on est enfermé dans une tour d ivoire tout paraît plat c est bien triste Descendre sur le terrain et participer fait mieux fonctionner les meninges(le cortex)

Notre cerveau peut étre notre pire ennemi ou bien notre meilleur ami selon le laisser aller vers le striatum(pulsions) ou l'effort vers le. cortex.(raisonnement). l'EDUCATION est donc primordiale et doit étre dûment equilibrée entre les deux. "Y a t il plus égaré que celui qui suit ses pulsions sans etre guidé par DIEU "(Sens approximatif d un verset du CORAN.,)

Notre cerveau peut étre notre pire ennemi ou bien notre meilleur ami selon l effort que nous faisons vers le cortex(raison) ou le laisser aller vers le striatum(pulsions) Le genre d.EDUCATION est donc vital "Y a t il plus égaré que celui qui suit ses pulsions sans étre guidé par DIEU"(sens approximatif d un verset du CORAN) L EDUCATION doit donc être dûment équilibrée entre cortex et striatum. I

Le jour oú l'humain comprend qu'il n'est pas humain ,la majeure partie de ses problèmes se résolve. Faire la différence entre un lion et un humain et dire que l'on est doté d'une puissance cognitive autre que celle d'un animal et que notre origine est différente de tous les animaux,est une aberration . La preuve c'est cette course, depuis la nuit des temps et jusqu'à nos jours,à s'entretuer pour vivre et dominer autrement dit la loi de la jungle..

Quel plaisir de voir comment le libido du pouvoir peut être satisfait par des lettres et des mots! L'avalanche du savoir des humains est plus qu'extraordinaire. Entre rareté de matière et une condamnation à mourir, le vivre ensemble est inévitable. Seuls des dynamiques internes produiront une accélération de l'amélioration de la qualité des vies des individus et des groupes. Seuls les deltas (dans le sens de Newton) comptent. Le soufisme est bon à vivre mais il a toujours besoin d'un écosystème protecteur!

Certes, le neuro physiologique est fondamental mais ce reductionnisme materialiste typique des biologistes mécanicistes positivistes du 19eme siècle n'explique pas tout. Aussi bien en termes de mécanismes cognitifs bien expliqués par la science positive que même par des procédés, comme l'alchimie spirituelle, l'influence de la foi sur le corps (je peux apporter des études scientifiques le prouvant), mécanismes connus d'ailleurs depuis des milliers d'années par les hindous,le corps n'obéit pas seulement aux systèmes sympathique et para sympathique. Notre ami Fouad laroui est souvent pertinent mais en tant que positiviste rationaliste radical , le neuro physiologique constitue pour lui l'alpha et l'oméga de tout. Il est donc cohérent avec lui-mê

@noureddine B, commentaire intéressant. Ce que vous me dites sur fouad laroui, je veux bien le croire car bcp des élèves d'Auguste Comte lui-même, sont devenus musulmans. Dire positiviste, ce n'est pas insulter ou critiquer. Le positivisme est Certes un outil fondamental pour éviter les superstitions et les manipulations,dans la mesure qu'il ne devienne pas une fin en soi. Quand aux preuves, vous avez raison, mais le pb, lorsque je fais un commentaire sur un journal, je ne cherche pas pas à faire "an academic lecture". je mentionne des choses dont j en suis sûr car verifié, mais je ne les stocke pas. Quand à la cohérence, l'idée n'est pas d'être religieux ou positiviste pur mais d'en être conscient dans son influence sur notre raisonnement afin que l'on n'ait pas de blind spot.

Cher Sextus Enpiricus, Vous êtes sans doute aussi cohérent que notre ami Laroui et cela produit des débats intéressants. Cela dit, sans vouloir parler à sa place, je pense que même un positiviste rationaliste comme lui reste ouvert à des résultats scientifiques, empiriques qui prouveraient une certaine influence de la foi sur le corps. Et pourquoi pas, après tout? Il est prouvé (scientifiquement) qu’une attitude optimiste et des idées positives facilitent la rémission de certains cancers. Montrez-lui les recherches dûment publiées dans des revues scientifiques à comité de lecture et il les acceptera sans barguigner. Je le connais assez (en tant que collègue) pour pouvoir affirmer cela. Bien cordialement

Monsieur fouad, les responsables de l'éducation nationale sont préoccupés par le pourcentage de la réussite en fin d'année -pour satisfaire l'opinion publique.

Cher M. Laroui, Merci pour ce superbe exemple de vulgarisation scientifique. Vous faites cela avec compétence, avec clarté et dans ce style qui n’appartient qu’à vous. En lisant votre analyse, j’ai eu cette pensée: combien de gens parlent-ils de l’homme, de son comportement, de son destin, de son libre-arbitre, etc.,, à partir de vieux textes dépassés, sans rien savoir de ce que la science a entre-temps découvert? C’est consternant, quand on y pense….

Suite : La cause est ailleurs, dans l’immatériel… La conscience serait la source de la réalité matérielle et aurait le pouvoir d’agir sur elle, approche confirmée par des techniques psycho corporelles : la méditation par exemple ( Stéphane Allix) , tout cela pour dire, que le cerveau peut à son tour être contrôlé et calibré par la conscience dont il ne serait qu’une configuration matérielle. Merci beaucoup monsieur Laroui d’aborder des sujets de cet acabit, qui nous transportent dans un univers qui rompt un peu avec la morosité qui colle à l’actualité qui prévaut dans ces moments délicats que traverse notre pauvre et fragile planète

Le cortex et le striatum , appréhendés d’une manière j’avoue assez séduisante intellectuellement parlant, oui en effet, il s’agit après tout, d’une question de nuances, d’une sorte de juste milieu, le cortex fonctionne en parfaite intelligence avec le striatum , et comme pour tout, il est question d’équilibre , Max Plank , un des pionniers dans le domaine de la mécanique quantique, affirmait en 1931 , que la matière n’est qu’un dérivé de la conscience…, , Erwin Schrödinger physicien prix Nobel en 1933 émet l’hypothèse que le cerveau et globalement notre corps, mais aussi le monde matériel ne seraient que la conscience dans une configuration matérielle… ( Stéphane Allix : la mort n’existe pas: page 88) , les enseignements spirituels décrivent la matière comme un effet, la cause est ailleurs

En somme, c’est l’éternelle et absurde quête d’une croissance infinie dans un monde fini !

Bjr professeur! Je croyais que le cerveau humain était là pour nous guider vers le droit chemin et la sagesse,mais j'apprends que non et qu'il nous mène directement au gouffre. La tentation n'a jamais laissé tranquille l'être humain et ce depuis Adam et Eve.Cette tentation prend malheureusement de plus en plus de l'ampleur et les faibles créatures ne peuvent que s'y soumettre.Heureusement,il y a toujours eu des lucides et des sages qui ne se laissent pas faire et qui font basculer la balance du côté du bien.Vos leçons n'ont jamais cessé de nous apprendre à être positifs pour nous-mêmes,pour nos familles et pour notre pays.Votre pédagogie nous éloigne de tout ce qui est mauvais.Pour cela,je ne vous remercierai jamais assez au nom de tous vos lecteurs.Merci aussi au 360.ma.Salut à tous.

تعحبني عندما ترفع مستوى التفكير والكتابة والنقاش إلى هذا المستوى.

Très bel article, Si Fouad! Very timely! I enjoyed reading through the article except the end! Not so convincing!

I agree. I got the impression that our favorite writer did not want his readers to desperate so he ended on a utopian vision which is unfortunately very…. utopian, therefore not credible.

Merci M. Laroui pour la démonstration. Cependant, En préconisant comme 'remède' de "diriger nos envies vers des biens immatériels, qui ne provoquent pas de dégâts ni en nous ni dans notre environnement: l’art, la poésie, la lecture, la pratique du chant et de la musique, le sport, etc." à travers l'éducation des enfants, vous allez quelque peu à l'encontre de notre "superbe cortex qui est au service de notre très primitif striatum' qui, lui, voudra, comme toujours, se nourrir, copuler et dominer. Cette solution paradoxale aboutit, au final, à l'asservissement des êtres et des nations faibles, emasculés et démunis face aux risques multiples et aux incertitudes qui les entourent. La dynamique des cultures microbiennes permet de simuler, à ce propos, l'émergence et le déclin des populations,

@Habiba T.I. chère habiba, Je suis déboussolé moi-même car ce qui participe à relever la personne ne peut, normalement, le réduire à l’asservissement par la suite. Cependant, il est évident que l’éducation, la culture ou les arts ne constituent pas des barrages contre les instincts animaux de l’Homme. Il suffit de feuilleter les livres d’histoire ou regarder ce qui se passe sous nos yeux pour se rendre compte que la nature animale de l’homme est toujours à l’affût, y compris chez les peuples pétris de culture, et s’exprime avec autant de violence (tous les types de violence) que la partie en face est à la portée et constitue une proie facile. La diversité, l'assymétrie et les incertitudes participent dans cette dynamique où chacun cherche une meilleure place, position ou situation.

Cher (ou chère?) PARA-DOX, J’avoue n’avoir pas bien compris votre thèse, même après relecture. M. Laroui propose d’éduquer les enfants de telle façon qu’ils consomment plus tard, en tant qu’adultes, des biens immatériels (lecture, art, musique, etc.) au lieu de se goinfrer de viande rouge, d’être obsédés par le sexe et les grosses voitures polluantes - ce à quoi le striatum incite. En somme, il s’agit d’essayer d’échapper à la dictature de ce striatum. Vous dites que cette solution conduirait à l’asservissement des faibles (individus et nations). Pourquoi? Je n’ai pas compris. On peut être un pays fort même si les habitants en sont des amateurs (et consommateurs) de culture.

Assurément le MOI commande impérativement le MAL Les premunis contre leur égoïsme,ce sont ceux la qui reussissent Par l âme humaine et qui l à façonnée qui lui a donné la.notion de dépassement et de prémunition Celui qui l élevé et l'embellit réussit celui qui l'abaisse et l avilit échoue Assurément l étre humain est voué à la perte sauf ceux qui croient qui pratiquent de bonnes actions qui s entrerecommandent la VERITE la JUSTIVCE le DROIT qui s entrerecommandentla PATIENCE L'ENDURANCE la PERSEVERANCE (Sens approximatif de versets du CORAN)

Magnifique réflexion! Striatum sois maudit!

Entièrement d'accord avec ce constat on ne peut plus clair et percutant.

Démonstration magistrale, merci professeur. Et toujours la même conclusion; sans éducation, point de salut. Je me demande depuis 40 ans pourquoi ce n'est pas la priorité absolue de nos gouvernants, c'est une tragédie.

Magistral.

Démonstration d'une logique imparable ! BRILLANT

Bonjour, Vous avez cité la déclaration de Charles Kettering, qui constitue le moteur des politiques économiques et cela même dans les régions qui se veulent communistes, Comment pourrait-on alors imaginer demander à un ministère de l'Éducation nationale de faire le contraire ?.

À son niveau, il s’agit juste d’introduire dans les programmes l’apprentissage de la musique, du dessin, du chant, etc., pour que les adultes de demain envisagent d’autres types de consommation que la bouffe, les fringues, la bagnole, etc C’est du moins ainsi que j’ai compris le raisonnement de M. Laroui.

"... cinq mille tonnes de crème solaire sont absorbées chaque année par le corail et le détruisent lentement. ..." Il n'y a que vous pour faire une telle Observation 👍 Merci

sans oublier les plongeurs anonymes, qui se mouillent vraiment, sans quoi...

Joli exposé analytique philospho-scientifique avec une touche de théories fabulaires, même si consensuelles, également sous-tendu par un puissant striatum. Notons que des milliers d'années de philosophes "éclairés" n'ont pas changé d'un seul iota la nature humaine. En vérité ils s'éclairent au point d'être complétement éblouis, et les autres au passage. Merci au porteur de lumière, Lucis... Prochain blog sur l'interstitium? Yahyâ Ibn Mu'âdh a dit : «Les coeurs sont semblables aux marmites qui débordent de ce qu'elles contiennent et les langues en sont les cuillères. Observe donc celui qui parle, et sa langue te renseignera sur ce qui est en son coeur, sucré ou acide, doux ou amer et d'autres choses encore. Les cuillerées de sa langue te renseigneront sur le goût de son coeur.

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