Nouvelle opération coup de poing envers l’occupation illégale du domaine public; et cette fois-ci, c’est à Salé que cela se passe. Les autorités de la ville sont entrées en état d’alerte pour lutter contre ce phénomène, qui s’est nettement aggravé, depuis quelque temps.
Désormais, en plus des quartiers populaires, l’occupation illégale du domaine public touche également les grandes artères et avenues de Salé, une situation qui a poussé les autorités locales à mener des campagnes d’envergure pour mettre fin à ce désordre.
Selon des sources locales interrogées par Al Akhbar de ce mercredi 5 mars, les autorités sont intervenues ces derniers jours après avoir reçu de nombreuses plaintes, dont celles des habitants du quartier Rahma, qui ont adressé des courriers au Wali de la région Rabat-Salé-Kénitra, Mohamed Yaacoubi, ainsi qu’au gouverneur de la préfecture de Salé.
Ils demandent dans leur missive la fin de l’anarchie provoquée par la prolifération des marchands ambulants et l’appropriation des espaces publics par les propriétaires de cafés et de commerces.
Un collectif d’associations de la société civile à Salé a déclaré au quotidien que la ville disposait de marchés modèles ayant coûté des millions de dirhams, mais qui restent aujourd’hui encore désertés.
En cause: les marchands ambulants, qui devaient y prendre place, refusent d’y emménager, invoquant un manque d’affluence de clients.
Les sources du quotidien ont indiqué que les autorités locales avaient reçu de nombreuses demandes d’intervention urgente, adressées aux différentes instances administratives, du chef d’arrondissement au gouverneur de Salé, en passant par le pacha et le Wali de la région.
D’après Al Akhbar, les acteurs associatifs estiment que le phénomène ne se limite pas à l’occupation illégale des trottoirs, mais est aussi la cause d’altercations quotidiennes dans les espaces concernés, en plus de la pollution et la fermeture des routes qui en découlent.
Bien entendu, tout cela provoque des gênes aux résidents et aux commerçants qui opèrent, eux, formellement.
Un porte-parole du collectif civil, ajoute le quotidien, affirme que les associations ont proposé aux autorités d’aménager un espace vacant pour créer un marché modèle proche des habitants, garantissant ainsi une activité commerciale organisée et légale, qui encouragerait les commerçants concernés à s’y installer.
Cependant, cette proposition est encore à l’étude, et les autorités n’y ont pas encore répondu officiellement.
Al Akhbar rappelle que Abdelouafi Laftit, ministre de l’Intérieur, avait déjà donné des instructions strictes aux Walis et aux gouverneurs pour lutter contre l’occupation illégale du domaine public, et réduire l’anarchie affectant certaines villes, dont Rabat et Salé.
Ces villes avaient d’ailleurs été caractérisées par «des campagnes saisonnières visant à libérer les trottoirs, la dernière en date ayant eu lieu dans le quartier Hassan, où les autorités ont évacué les marchands ambulants et les commerçants en infraction», signale le quotidien.
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