Voici les raisons de la flambée du prix des oignons au Maroc

Des oignons cébette. 

Des oignons cébette.  . Khadija Sabbar/ Le360

Le 21/01/2023 à 15h41

VidéoLe prix des oignons a encore augmenté au cours de cette semaine dans plusieurs régions du Maroc. Une hausse que les vendeurs imputent à la sécheresse et à la baisse de la production qui en résulte. Détails.

La hausse des prix touche encore un autre aliment indispensable pour les Marocains. Depuis quelques jours, les prix de l’oignon connaissent une hausse au niveau des marchés du Royaume, inquiétant de plus en plus les consommateurs, dont le pouvoir d’achat ne cesse de s’affaiblir.

Acheté à 5 dirhams auprès des agriculteurs, le prix de ce légume largement consommé par les Marocains varie désormais, sur les marchés de gros, entre 6 et 7 dirhams. En arrivant chez le consommateur final, ce prix augmente jusqu’à 8 dirhams, voire 10 dirhams dans certaines régions, d’après les témoignages recueillis par Le360 au marché de gros de Casablanca.

Interrogé sur les raisons de cette hausse des prix de l’oignon, Abdelkabir Mâiden, secrétaire général de l’Association du marché de gros des légumes et fruits de Casablanca, impute le renchérissement de ce légume à la hausse de la demande intérieure et extérieure.

«En plus de la demande intérieure, l’oignon fait également l’objet d’une demande extérieure accrue. Ce légume est largement exporté, notamment vers d’autres pays africains. Face à une production limitée, la forte demande tire les prix vers le haut», fait savoir notre interlocuteur.

Un autre facteur qui contribue à la flambée du prix de l’oignon est le déficit pluviométrique. Si le Royaume enregistre cette année des précipitations plus importantes que celles de l’année dernière, l’impact des épisodes de sécheresse qui ont touché le pays durant quatre années consécutives se font toujours ressentir.

«La hausse du prix de l’oignon s’explique aussi par la succession des épisodes de sécheresse durant les années précédentes. Le manque des précipitations a causé une réduction des superficies cultivées, et par conséquent, la production a beaucoup baissé», déplore Abdelkabir Mâiden.

Incapables de suivre cette envolée des prix ni de se passer d’un ingrédient principal de la majorité des plats marocains, plusieurs citoyens se tournent vers la cébette. Vendue à un prix variant entre 2,5 dirhams et 3 dirhams le kilogramme, cette variété d’oignon constitue une alternative plus accessible.

«L’oignon cébette est disponible en grande quantité sur l’ensemble des marchés, surtout que nous sommes en pleine saison de récolte de ce légume. Par conséquent, son prix n’a pas changé et est resté abordable», affirme Mâiden.

Par Fatima El Karzabi et Khadija Sabbar
Le 21/01/2023 à 15h41

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VOS RÉACTIONS

Les ognions,les tomates,la pomme de terre, les carottes tous est hors de prix il faut que l'état interviene pour supprimer les intermédiaires.

Faudrait pas oublier que les producteurs d'oignons sont les plus grands beneficiaires de la dubvention publique du gaz butane qu'ils utilisent pour pomper l'eau d'irrigation de leurs cultures. Comme pour le sucre, ce ne serait que justice que l'état impose une taxe à l'exportation de cet oignon pour récupérer, même partiellement, la subvention versée pour le gaz butane. Le Trésor public n'a pas vocation à engraisser les négociants et autres spéculateurs.

les récoltes sont faibles parce que c'est la sécheresse , et donc c'est le manque d'eau pour irriguer , et donc il fallait y penser à dessaler les eaux, méditerranée Océan Atlantique, quant on aime Sa Patrie on anticipe

Au lieu de nous pondre des explications insensée à chaque augmentation trouvez des solutions on sait tous très bien que tout s'exporte tout

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