Conserves de tomates: le Maroc pourrait appliquer une taxe antidumping aux importations d’Égypte

Une boite de conserve de tomates. (Photo d'illustration)

Le ministère de l’Industrie et du Commerce envisage d’appliquer un droit d’importation additionnel de près de 30% aux conserves de tomates originaires d’Égypte. La mesure se base sur les résultats préliminaires de l’enquête antidumping initiée en août 2023, qui ont conclu que ces importations ont eu un effet notable sur les prix des conserves de tomate produits localement.

Le 04/04/2024 à 13h16

Les conserves de tomates importées d’Égypte pourraient bientôt être assujetties à un droit d’importation additionnel que le ministère de l’Industrie et du Commerce envisage de leur appliquer. Ce droit antidumping se montera à 29,93%, un taux correspondant aux marges de dumping calculées et exprimées en pourcentage du prix à l’exportation, indique le ministère.

Cette mesure, de nature provisoire, se base sur les résultats préliminaires de l’enquête antidumping initiée le 7 août 2023 par le même département, suite à une demande déposée par la Fédération nationale de l’Agroalimentaire (Fenagri) au nom de trois industriels marocains. Il s’agit des Conserves de Meknès, des Conserveries marocaines Doha et de Moroccan Food Processing, qui représentent 96% de la production nationale de tomates en conserve.

Les résultats préliminaires de l’enquête ont montré l’existence d’un dommage pour la branche de production nationale, causé par la nette augmentation, durant la période examinée, des importations des conserves de tomates originaires d’Égypte. Celles-ci sont passées d’environ 6.000 tonnes en 2019 à plus de 7.424 tonnes au cours des neuf premiers mois de 2023, selon les chiffres de l’Office des changes. En valeur, elles sont passées de 75 millions de dirhams en 2019, à 146,8 millions de dirhams à fin septembre 2023.

De même, les importations des conserves de tomate originaires de ce pays ont eu un effet notable sur les prix des conserves de tomate produits localement, matérialisé par l’existence d’une sous-cotation durant la même période. Les indicateurs de la branche de production nationale font état d’un dommage matérialisé, entre autres, par la baisse de la part de la production locale dans la consommation nationale, la stagnation de l’emploi et l’instabilité du retour sur investissement.

Par Lahcen Oudoud
Le 04/04/2024 à 13h16

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Officiellement le taux de chaumage frise les 13%, le Maroc exporte les tomates. Le Maroc importe les conserves ... Un esprit simple comme le mien, se pose la question : "pourquoi le Maroc ne construit pas d'usines de conserves de tomates, d'ognons, ...Les responsables du secteurs créeront ainsi des emplois pour les chômeurs. Que Dieu me donne un peu de ... pour comprendre.

Je ne comprends plus rien ! On arrive à exporter des voitures,et même des avions, alors qu'on importe de massives quantités de boîtes de conserves d'Égypte et, ainsi, faire concurrence à notre industrie nationale ? Où est donc le fameux "made in Morocco ?" Je ne sais pas si mon raisonnement paraît plutôt simpliste..., mais sensibilisation,via les médias ou autres,le consommer marocain de manière intelligente en privilégiant les intérêts et les emplois au Royaume.. Un autre argument non des moindres, aussi, à faire valoir chez nos partenaires européens,par exemple, pour les sensibiliser sur le 100 % tomate marocaine ici en l'occurrence ? Il me semble que juste évoquer l'empreinte carbone peut être un argument évident à l' heure de l'écologie forcément en vogue..

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