Fahad Al Masri: «l’Algérie est impliquée dans des massacres en Syrie et doit des excuses aux Syriens»

Fahad Al Masri, président du Front de salut syrien.

Fahad Al Masri, président du Front de salut national syrien.

Revue de presseAlors que les Syriens attendent des excuses officielles de l’Algérie pour son implication dans le «massacre du siècle», le chef de la diplomatie algérienne s’est rendu à Damas, non pas pour se racheter, mais dans le cadre de ce qu’il considère comme une rivalité politique avec le Maroc. Une revue de presse de l’hebdomadaire Al Ayyam.

Le 21/02/2025 à 20h42

Le Front de salut national en Syrie a exigé du régime algérien qu’il présente des excuses officielles et publiques au peuple syrien pour «son alliance et son soutien au régime déchu de Bachar Al Assad». Selon ce mouvement, Alger «doit prendre l’initiative de fournir des aides et des compensations en guise d’excuses et de geste d’amitié».

C’est ce qui ressort d’un communiqué du Front, repris par l’hebdomadaire Al Ayyam dans son édition actuellement en kiosque. Dans ce communiqué signé par son président, Fahad Al Masri, le Front de salut national exprime son «regret face à l’implication du régime algérien dans ce qu’il qualifie d’axe des illusions et des slogans mensongers, ou encore l’axe de la résistance, qui a soutenu le régime d’Al Assad et l’a appuyé aussi bien sur les plans arabe qu’international dans sa guerre contre le peuple syrien», écrit l’hebdomadaire.

En effet, poursuit Al Ayyam, parmi les formes d’aide apportées par Alger, figure notamment la fourniture de carburant nécessaire au fonctionnement de la machine de guerre qui a bombardé les villes syriennes et causé la mort de nombreux civils. Par conséquent, ajoute le communiqué, «le régime algérien est considéré comme l’un des complices du régime d’Al Assad dans ce qui est décrit comme le massacre du siècle».

Fahad Al Masri, poursuit l’hebdomadaire, affirme dans le même communiqué que «le régime d’Al Assad a soutenu, depuis les années 1970, le front terroriste du Polisario, qui est devenu, au cours des deux dernières décennies, un outil du crime et du terrorisme iranien, recevant entraînement et financement de la Garde révolutionnaire iranienne en Iran, en Syrie et au Liban».

Le leader de l’opposition anti-Bachar Al Assad a également exprimé son souhait que la récente visite du ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, à Damas, ait pu être une première étape pour expier cette erreur et présenter des excuses au peuple syrien pour le rôle négatif joué par l’Algérie. Il n’en a rien été. Selon Fahad Al Masri, il semble que la direction algérienne «n’ait pas changé de vision ni de stratégie malgré toutes les transformations et changements régionaux et internationaux survenus, et qu’elle n’ait pas encore compris que l’axe auquel elle appartient fait désormais partie du passé, que le projet d’influence iranienne a été démantelé à Gaza, au Liban et en Syrie, et qu’il le sera bientôt en Irak et au Yémen». Plus encore, poursuit-il, «un changement radical et profond touchera l’Iran lui-même».

Au lieu de cela, ajoute-t-il, le ministre Ahmed Attaf a apporté à Damas «une panoplie d’incitations et de concessions attrayantes pour la nouvelle direction syrienne», résumées en trois axes. Le premier concerne un investissement politique visant à se rapprocher de Damas, se traduisant par un soutien à la Syrie au Conseil de sécurité, Alger étant membre non-permanent, notamment pendant la phase transitoire et pour la levée des sanctions internationales.

Le deuxième axe porte sur l’injection d’investissements et le soutien à la Syrie dans tous les domaines au cours de cette période critique, notamment dans le secteur de l’énergie.

Enfin, le troisième axe concerne le maintien de la coordination entre les deux pays dans le cadre des relations bilatérales, ainsi qu’aux niveaux arabe et international.

Cela implique, de manière implicite, conclut Fahad Al Masri, que «l’Algérie demande à Damas de ne pas prendre de décisions sur des questions et conflits régionaux, y compris le différend sur le Sahara, sans consultation et coordination préalables entre Damas et Alger».

En somme, souligne Fahad Al Masri, «la direction algérienne actuelle vit dans l’illusion d’une rivalité politique avec le Maroc. C’est pour cette raison qu’elle s’est précipitée vers Damas, et non par sentiment de culpabilité envers la Syrie et le peuple syrien».

Dans le même temps, il souligne que «les Syriens n’ont absolument rien ressenti de la part du Maroc qui puisse suggérer une volonté de rivalité avec un quelconque pays». Selon lui, «le Maroc possède sa propre expérience, unique et profonde, qui le distingue des autres États. Le Royaume dispose d’un vaste héritage politique et d’une riche expérience historique, étant l’une des plus anciennes monarchies au monde. Il n’a aucun agenda particulier en Syrie et a toujours maintenu une position politique et humanitaire constante envers ce pays, sans s’aligner sur l’axe Téhéran-Damas».

Par Amyne Asmlal
Le 21/02/2025 à 20h42

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Fahad Al Masri: «l’Algérie est impliquée dans des massacres en Syrie et doit des excuses aux Syriens» Des excuses d'un état totalitaire, voyou et liberticide (1962)? C'est comme faire pipi dans le sable! Les nouvelles autorités Syriennes doivent condamner les terroristes polizbaliens et âneGériens des crimes commis sur le peuple martyr syrien EN SYRIE et les pendre selon la loi syrienne en vigueur. La criminelle dictature militaire algérienne a soutenu militairement la famille des bouchers de Damas les "Fassad" pendant des décennies jusqu'au départ du criminel bachar, d'ailleurs chassé comme un malpropre par les braves libérateurs syriens! Pour rappel, la dictature militaire ânegérienne a fait les mains et les pieds pour le retour de la Syrie du boucher de Damas Bachar à la ligue arabe.

si excuses y aura, sera expédié sous forme de proposition a une fraternité entre les "deux" peuples "héros" sinon sourde oreille sur "l’Algérie est impliquée dans des massacres en Syrie" tout de même, en novembre 1975, y a pas eu de massacres contre 42000 familles marocaines vivant en algérie bien avant 1954, mais,juste déportations dans des conditions inhumaines beaucoups dans des wagons a bestiaux, l'expulsé de 10 ans ce temps là, a de nos jours 60 ans mais il n'attend pas d'excuses, l'algérien a sa devise : l'algérien n'a pas a s'excuser

Salam Ce pays né en 1962 devrait se faire démembrer pour que les territoires spoliés soient rattachés à qui de droit...comme l'avait si bien dit Hassan 2 Allah I rahmo, ce pays "va devenir le cancer de l'Afrique" là il doit être en phase terminale... Qu'allah les éloigne... 🤲☝️🇲🇦

Dja:::::::::// il n'est pas né, il a été éructé par les évènements tourmentés de la France sur laquelle des pressions ont été faites entre 58 et 61 par les grandes nations voir Kennedy surtout Khrouchtchev et autre socialo-communistes tel Tito, Castro voir Nasser, etc, alors devant les troubles et un risque d'aparteid instauré juste sur l'autre rive face a la France,De Gaule a su manœuvrer, ce qui a abouti au référendum du début et la France s'est dépatouillée de 5 millions en 62, ils sont de nos jours 44 millions avec 46 % en pleine incertitude quant a leur avenir. Imaginez une France avec une colonie de 46 millions doués d'un mélange inavouable et malfaisant de ce qui targue d'être musulman genre nouveau par défie a l'église et autre....?

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