Réseaux sociaux: l’étau se resserre autour des «influenceurs» de la médiocrité, la justice entre en jeu

De g; dr: Aicha Sraïdi (Houyam Star), Ilyas El Malki et Reda Bouzidi (Ould Chinwiya).

Les arrestations d’influenceurs s’enchaînent, signe d’une volonté accrue des autorités de réguler les contenus diffusés sur les réseaux sociaux. Plusieurs figures connues ont comparu devant la justice, accusées de diffamation, d’insultes ou encore d’atteinte à l’ordre public. D’Ilyas El Malki à Houyam Star, la liste s’allonge. À qui le tour?

Le 18/12/2024 à 09h19

Les réseaux sociaux marocains font l’objet d’un grand ménage en cette fin d’année. Une série de procès contre des créateurs de contenus controversés se succèdent depuis quelques mois.

Le premier à avoir inauguré le bal est Ilyas El Malki, streameur sur la plateforme Kick, qui a été condamné le 19 novembre par le tribunal de première instance d’El Jadida à quatre mois de prison ferme et à une amende de 5.000 dirhams. Les plaintes dont il fait l’objet, déposées par des associations de défense des droits humains, reprochent des propos jugés injurieux envers la communauté amazighe, accusant le streameur d’incitation à la haine et à la discrimination.

Et parmi les premiers à faire les frais de cette campagne, Reda Bouzidi, connu sous le pseudonyme de «Ould Chinwiya». Ce personnage aux poignets couverts d’or, régulièrement critiqué pour son langage vulgaire et ses différends publics, a été arrêté le 20 novembre. Jugé pour insultes, diffamation et atteinte à la vie privée, il a écopé de trois ans de prison ferme le 9 décembre, décision rendue par la chambre criminelle de première instance du tribunal d’Aïn Sebaâ. Petite anecdote: aucun avocat n’a accepté de le défendre au début de son procès, pour un live instagram où il avait manqué de respect au corps juridique.

Parallèlement, Fatima Bent Abbas, tiktokeuse moins connue, a elle aussi été condamnée à deux ans et demi de prison pour atteinte à la réputation et à la vie privée d’autrui.

Autre cas retentissant: Aïcha Sraidi, alias «Houyam Star», a été présentée devant les services de police de Casablanca le 10 décembre. Connue pour ses lives dans lesquels elle partageait ses difficultés personnelles, son discours polémique sur des sujets sensibles, y compris la monarchie, a provoqué un tollé. Les plaintes à son encontre font part de diffamations, d’injures et de calomnie, mais aussi d’accusations liées à des «rituels étranges». Ses enfants, souvent médiatisés, se retrouvent aujourd’hui dans une situation critique.

Les dérives observées ont poussé les instances judiciaires à agir fermement. Si la liberté d’expression reste un pilier fondamental, elle doit cependant s’exercer dans le respect des valeurs sociétales et des lois en vigueur. Le débat sur l’équilibre entre liberté individuelle et préservation de l’ordre public reste ouvert, mais une chose est claire: le désordre ne sera plus permis sur les réseaux sociaux au Maroc.

Par Ryme Bousfiha
Le 18/12/2024 à 09h19

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tant que les réseaux sociaux rémunérent, on n'a pas encore touché le fond de la médiocrité. Les valeurs de notre société tombent à l'eau les unes après les autres. Aussi dans ce mouvement de développement que connaît notre pays, il est temps de construire d'avantages d'asiles pour les malades mentaux et de former plus de psychologues et psychiatres. Ces influenceurs ne sont que la partie apparente de l'iceberg.

Toute personne décidant de s adresser à une large audience devrait être autoriser et agrémenter pour donner suite à cette tâche en suivant avec rigueur la déontologie régissant l activité.

les questions a se posé sont ; qui les regardent? pourquoi ? ont ils une influence ? ces champignons ne sont que le produit d'un terrain favorable . il y a un juste milieu à trouver entre la liberté d'expression et l'anarchie .La réponse ne peut être uniquement répressive, car celui qui est attiré par ce genre de contenu en trouvera toujours. Comme pour la lutte contre les incivilités , c'est du côté de l'éducation que les efforts doivent être portés; c'est évidemment un travail de très longue haleine et les plans d'actions actualisées sont encore à trouver , mais cela vaut le coup d'y réfléchir. On ne peut empêcher les déviances , la nature est ainsi faite avec ces défauts de fabrication , mais on peut en limiter la propagation .

Il était temps, de libérer le paysage et d'apprendre à ces gens le respect.

aida Belayachi::::::// certainement car un coup de pied dans cette nasse a crabes de mauvaise augure dissuaderait ceux qui pour "paraitre" enfreignent la "RÈGLE" : celle de semer les troubles a l'aide de canulars, surtout ternir l'image des Marocains sur la gente féminine, conclusion, pour briller, ils seraient enclins a se nourri de cirage

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