Colomina Bikha est l’un des plus célèbres quartiers à Laâyoune. Il a été construit au milieu des années 1960 par les Espagnols. Situé à proximité de la place Mechouar Said, du Palais des congrès et de l’aéroport Hassan Ier, il constitue une partie intégrante du paysage architectural de la ville, notamment avec les adaptations qu’il a connues.
Il est l’un des premiers quartiers construits dans la partie haute de Laâyoune, indique Mokhtar Kher, président de l’amicale El khair à Colomina Bikha Laâyoune, dans une déclaration pour Le360. «En plus des autochtones, y logeaient également des Espagnols, mais après l’indépendance, ils ont cédé les maisons aux locaux», raconte-t-il.
Ce quartier est divisé en 18 blocs dont chacun contient 12 maisons, soit au total 216 unités, relève l’acteur associatif. Ces logements «étaient au départ simples, avec des portes et fenêtres en bois», ajoute-t-il, notant que les toits sont couverts d’asphalte pour les rendre imperméables à l’eau de la pluie.
Ces habitations ont par la suite subi des modifications dans leur architecture, fait savoir notre interlocuteur qui affirme qu’«au moment où la plupart des familles restent fidèles à Colomina Bikha et ne sont pas prêtes à aller vivre ailleurs, d’autres l’ont quitté pour des quartiers modernes».
De son côté, Mohamed Salem Didi, président de l’association Al Ahram pour le développement et la communication à Laâyoune, a noté que le quartier Colomina Bikha est doté d’une architecture distinguée que reflètent les divers aspects: portes, fenêtres, peinture… Des modifications ont, toutefois, été introduites par les habitants, à l’instar du changement de la couleur des murs, passée de blanche à ocre.
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